A MADAME L'ABBESSE DE FONTEVBAULT
réponses, et sans vouloir insulter', ils les trouvent d'un style bien âoui.
Je n'ai pu, madame, connoissant votre attachement pour le roi, ne vous pas parler de lui; je ne crois pas vous déplaire. Il n'a pas élé content du personnage que M. de Luxembourg a fait faire à noire prince dans ie dernier combat". M. le duc de Chartres revient et le nôtre ne reviendra pas sitôt. Mademoiselle de Blois fait fort bien, el je voudrois de tout mon cœur la voir mariée. Le duc du Maine désire de l'être, et on ne sait qni lui donner.
"Voilà, madame, des nouvelles de ceux que vous aimez. Le roi penche plns^ à une particulière qu'à une princesse étrangère; Mademoiselle espère Monseigoear; les filles de M. le prince sont naines; en connoissez-vous d'autres?
La famille de madame de Louyois est partagée pour l'abbaye de Saint-Àmand. Les nnsla demandent pour madame de Barentin, sœur de la mère de madame de Louvois, religieuse du Val-de-Grâce; les autres pour madame de fiois-Dauphin.
1 . Ello gous-entend peul-Ëtre : « à la mémoire Je Louvois. b
2. Le comljat de Leuic, livrd le 10 Beptcoibre. Le iirince d'Orange a^ant quilté Bon armée et cliargé le prince de Waldeck de la metlre en quartier d'Iiiver , telui-i^l le fil avpc Innl de négllgenve, que le maréchal de Luti-'jiiljDurf, avcrll, prit avec lui trente escadrons de la maison du roi, nt cinq lleups h la course, et tomba »ur l'arrière- garde ennemie forle de soiianlc-douze escadroQi ; 11 la mit en déroule. — Le Journal de Paii^^fiu ne dit qu'un mol du duc du Haine ; « U. le duc de Cliarlree, M. le duc du Ualne cl presque tous les oITIrkrs prlnnpaut de runiif'r aTlienl euivi M. de Luxembourg. »