Elle avait été mariée le 18 février
ma satisfaction. Vous avez le cœur si bon,^ madame, que je suis persuadée que vous ne désapprouverez point ce sentiment en moi ^
LETTRE CGLXXV
NOTE PRÊLIMINÂIBE
Le duc du Maine venait d*épouser, le 19 mars 1692, Anne-' Louise-Bénédicte de Bourbon, deuxième fille du prince de Gondé ; elle était fort petite et très-spirituelle. Saint-Simon dit au sujet de ce mariage : « Le roi, qui avoit déjà rompu un mariage de M. du Maine, ne le vouloit point marier et disoit qu'il ne falloit pas que ces espèces-là 6ssent d'enfants. Il les vouloit élever par rapport à lui et marier ses filles le plus grandement qu'il pouvoit, mais non pas les fils, jusqu'à ce que M. du Maine le vainquit par la conscience et par madame de Maintenon. Le roi eut grand' peine à s'y rendre et choisit enfin une princesse du sang pour soutenir d'autant plus M. du Maine. » (Addit. de Saint-Simon au Journal de Dangeau, t. IV, p. 2). Il ajoute : a Madame en fut encore bien plus aise. Elle avoit horriblement appréhendé que le roi, lui ayant enlevé son fils, ne portât encore les yeux sur sa fille, et le mariage de celle de M. le prince lui parut une délivrance. »
Ce 22 mars 1699.
Enfin, madame, me voilà parvenue à vous écrire; il y a longtemps que j*en ai envie sans en trouver le loisir. Je voudrois en avoir assez pour vous conter tout ce qui s*est passé dans 1 a£Eaire de madame d*fi»: