‹ Correspondance générale de Madame de Maintenon: publiée pour la première fois sur lesChapitre 324 sur 359 · LETTRE CCCXII · texte numérisé non relu

LETTRE CCCXII

Au camp de Mulheim, ce 2 juillet 1693.

II y a déjà assez longtemps que je ne vous ai vue pour pouvoir vous écrire. Je ne Tai pas fait plus tôt, sachant que vous avez assez d'affaires sans vous donner encore la peine de recevoir des lettres. Ouirc cela, le peu de nouvelles qu'il y a en ce pays-ci ne mérite pas d'être mandé. On ne peut mieux s'ac* quitter de tous ses devoirs que fait M, le duc du Maine, ni être plus actif qu'il est. Je lui ai donné ce

1. Le roi parlii de Dinan le 14 juin et arriva lo 26 à Versailles.

î. Autographe de la bibliothèque du Louvre. — Publié par la Société des bibliophiles^ en 1822.

imâtin voire lettre , que le roi avoit mise dans mon paquet.

Nous approchons du Rhin ^; je ne compte peutêtre pas pouvoir y être devant le 14 ou 15 de ce mois. Je me flatte que quand j'aurai joint le maréchal de Lorges, j'exécuterai les projets du roi et qu'il aura tout sujet d'être content de moi» Yous savez mieux que personne l'envie que j'ai de lui plaire et de gagner de plus en plus son amitié. Je finis en vous assurant que je suis et serai toujours entièrement à vous.

LETTRE CCCXIII

JoUlet 1693.

Je prendrai le parti que vous me proposez par votre lettre ; je ferai dire à quelques dames de se trouver au salut, et que nous nous promènerons après; je vous irai prendre à Saint-Gyr, et comme je ne saurois marcher bien hardiment, il me paroît que vous pourriez venir à la petite porte du jardin, où nous irons vous prendre. S'il faiftrop tard pour passer le jardin, mandez-le-moi, pour que nous allions à la grande porte de la maison, c*est-à-dire celle que ferment les Dames dans la cour '.

LOUIS

1 . Nous aTons vu que le Dauphin marchait pour renforcer le maréchal de Lorges.

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