‹ Correspondance générale de Madame de Maintenon: publiée pour la première fois sur lesChapitre 57 sur 359 · LETTRE LXXXI · texte numérisé non relu

LETTRE LXXXI

A M. LE COMTE DE CAYLUS *

Verwillesi ee SI décembre U86.

Le mal du roi ne m'a point permis jusqu'à cette heore de penser à nulle affaire. Mais puisque, par la grâce de Dieu, on peut présentement le regarder comme étant guéri, j'aurai l'honneur de vous voir, monsieur, quand il vous plaira. Je voudrois pouvoir aller à Paris pour vous ôter la peine de venir jusqu'ici et il n'y a point d'avances que je ne fisse avec plaisir pour vous marquer, monsieur, la reconnoissance que j'ai de la manière obligeante dont vous en usez pour moi et des traitements pleins de bonté que vous avez faits à madame la comtesse de Caylus. J'ai bien de l'impatience^ monsieur, de vous en faire mes très-humbles remerciements et de faire tous mes ef-

1. Autographe tiré des archives de la TiUe de Rhodez, et dont la copie m'a été envoyée par M. Boorguett avooat.

forts pour contribuer à raccommoder madame la marquise de Gaylus avec vous. Je craindrois si fort que vous vinssiez ici sans m'y trouver, que j'ose vous supplier que nous convenions du jour et de l'heure afin que vous ne preniez point de peine inutile. Je suis, monsieur, votre très-humble et très-obéissante servante.

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