LETTRE LXXXIII
A ^UDAME DE BRINON*.
Décembre 1686«
Le mal du roi va de mieux en mieux, et c'est ce qui me donne la force de vous écrire et de vous remercier de toutes les marques d'amitié que vous m*avez données dans cette occasion qui a été une des plus sensibles que je puisse avoir. Dieu soit loué de tout : il faut bien le remercier !
Nanon vous a parlé sur la nouvelle sœur Barré ^ dont je voudrois bien savoir le nom, et vous parlera demain sur le réfectoire. Je ne savoissije pouvois vous écrire, et cela est d'une* trop longue discussion. Je crois que vous aurez fait connoissance aujourd'hui avec M. de Ris qui est jin honnête homme. Il trouve que votre dépense a été bien vite. I) faudra à l'avenir faire le projet de la dépense par avance. Je ne vous conseille pas de régler des aumônes que nous n'ayons réglé tous nos comptes; mais je vous conseille encore moins de faire des aumônes à votre grille : cela vous attirera beaucoup de gueux, de tromperies et de perte