Manuscrits de mademoiselle d^Àunude
à VOUS bon gré mal gré ; il ne faudra pas l'y forcer quand elle aura un peu de raison.
Je suis tout à fait de votre avis pour ne rien dire sur les grandes messes du lendemain des fêtes. Je n'ai pu voir Ni vers ^ C'est en général que je lui voulois dire qu'il y a trop de chants, trop de cérémonies, trop de processions, et en un mot qu'il ne songe point au peu de voix qu'il y a parmi les Dames, et à la nécessité où elles sont de parler aux demoiselles depuis le matin jusqu'au soir.
J'irai vendredi pour nos professes, afin de vous laisser libre jeudi sur le plus ou le moins de dévotion.
J'ai songé cette nuit que M. l'abbé Gobelin étoit mort et que nous en étions bien fâchées.
Réjouissez-vous bien, je vous prie, et remerciez bien Dieu de la bonne santé du roi.
Il faudra rendre à madame de Saint-Pierre et à nos bonnes mères les dépenses qu'elles ont faites pour le roi.
Le père de La Chaise m'a dit devant le roi que vous lui aviez écrite et lui a parlé des deux affaires que vous lui avez recommandées. Madame de Butery^ m'écrit bien dévotement sur la première communion des jaunes. Madame de Fontaines^ me demanda de votre part si on habillera de blanc les communiantes. J'avois bien songé à faire faire des habillements pour