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2. Cesl une raillerie à l'adresse de madame de Briiion, qui aimait ces grands mots.
A MADAME DE BRIITON (1687). ^ 75
gneur ôteroîent bien de la peine aux Dames, mais ils ne soulageroient point les demoiselles qui, certainement, madame, sont trop à Téglise pour des enfants. Cependant je consens volontiers à leur donner cette contrainte pour cette fois ici, en tous priant de trouver bon que Ton mette sur le livre les choses comme on les a réglées, et que ce que Ton fait làdessus de plus est par complaisance pour vous et sans conséquence pour Tavenir. Je consens à la cinquième procession aux mêmes conditions ; mais, mai très-chère, songez, je vous en conjure, qu'il n'y a pas un cloître ici, et que trois cents filles autour de Tavant-chœur ne font qu'une confusion, que les demoiselles sont tuées de porter des châsses sur leofs épaules, et qu'en vérité ce n'est que par ces considérations-là que l'on a retranché quelque chose, car, grâce à Dieu, je n'ai nulle aversion pour tout ce qm se fait à l'église, et je suis aussi charmée que vous de voirnos demoiselles en œuvre. II est vrai que, connse on me parle très-librement, je sais que ces jours-ll sont appréhendés ici par la peine et par les gronr deries que cela attire et aux enfants et aux maîtresses. Vous ne pouvez croire, ma très-chère, avec combien de peine je m'oppose à vos volontés et le besoin que j'ai de rappeler à tous moments le soin dcmt Dieu et le roi m'ont chargée pour cette maison. Vous ne sauriez douter que je n'aimasse mien^K ennuyer ou geler les remges et les 'certes que devins fâcher; mais il faut en tout nous oublier et mettre ceci sur le pied qu'il doit demeurer. Je n'a»»» point gâté notre chant à la messe du msrtin en re-
tranchant deux classes ; mais il faut songer au bien public, et qu'il n'y a point de maison où les enfants soient tant à l'église qu'ils sont ici. Il faut que je vous rende compte de tout ce que je vois et de tout ce que j'apprends, afin que vous apportiez remède aux choses où il y en aura, et que vous ne soyez pas surprise, si vous trouvez de l'opposition à plusieurs réceptions * . . .
Je suis en peine de votre santé et par amitié et par intérêt. Plus je vois les choses de près et plus je vois combien vous êtes nécessaire et combien vous avez encore à travailler pour former ces Dames. J'ai grande envie d^entendre le catéchisme pour voir le progrès qu'elles y ont fait.
Je suis aussi contente de la classe rouge que des autres, j'y aurai de l'application. Conservez-vous pour les Dames; délassez-vous à ce qui peut vous divertir; établissez Tordre et la régularité, et ne vous contraignez point, je vous en conjure. Adieu, ma très-chère. Je voudrois bien ne jamais vous déplaire.