‹ Correspondance générale (volume 2)Chapitre 102 sur 149 · A l'impression, Chateaubriand supprime : mon cher ami · texte numérisé non relu

A l'impression, Chateaubriand supprime : mon cher ami

pour consolider votre ouvrage. Au reste, j'approuve fort que vous preniez le portefeuille des Affaires étrangères, comme vous l'aviez, par intérim. Gela vous donnera le temps de voir venir et d'arranger les affaires. Je dois vous dire aussi avec franchise qu'il y a tel ministre des Affaires Etrangères, que vous pourriez choisir, sous lequel je ne pourrais servir, et ma démission serait un grand mal dans ce moment. Voilà, mon cher ami. une partie des mille choses que j'ai à vous dire. Nous nous verrons, nous causerons. Soyez persuadé, au reste, de cette vérité, c'est que mon sort politique est lié au vôtre, et que je reste ou tombe avec vous. A vous pour la vie. i

818 26 décembre [1822].

A Madame Récamier.

26 décembre.

Vous verrez par la lettre à Villèle, dont je vous envoie la copie, que Mathieu a donné sa démission hier au soir et que Villèle m'a proposé le portefeuille par ordre du roi. Je l'ai refusé. Mathieu ne valait pas ce sacrifice par la manière dont il a été avec moi, mais je devais cela à vous et à ma loyauté. Ne parlez pas de ma lettre à Mathieu. Il est singulier qu'il ne vous ait rien dit de ce qui s'est passé hier au soir. Se serait-il ravisé et aurait-il repris la démission ? J'ai au moins fait preuve de sincérité. On ne dira plus que je suis ambitieux. J'aurais bien désiré vous voir un moment à une heure et demie. -

i . Chateaubriand Congrès de Vérone (Chateaubriand supprime les derniers mots). — Mémoires de Villèle, 111,283. (La lettre y est datée de novembre par erreur.)

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