Archives de Combourg
On m'a rendu mon livre, il paraîtra légalement la semaine prochaine chez Le Normant.
En tout cas cela ne va ni bien ni mal pour ou contre nous. Mais la France est bien malade.
Je t'embrasse. En cas de choses importantes je t'enverrai sur le champ prévenir.^
%7 31 octobre 1816.
Au Chancelier.
Paris, le 31 S^r^ 1816.
Monsieur le Chancelier, J'ai l'honneur de vous envoyer la copie d'une lettre de M. le Pr[ocureur] G[énéra]l Bellart, et la copie de ma réponse à cette lettre.
Si l'intention de M. Bellart est de traduire mon ouvrage au tribunal de première instance pour que le Tribunal se déclare incompétent (mais seulement après avoir entendu les déclamations de Monsieur le substitut), je déclare. Monsieur le Chancelier, que je ne m'en tiendrai pas là, et que j'appellerai M. le Pr[ocureur] G[énéra]l à la Chambre des Pairs. Si au contraire on me rend paisiblement mon ouvrage, de mon côté je me désisterai de toute poursuite, malgré mes justes sujets de plainte. Je suis avec respect.
Monsieur le Chancelier,
Votre très humble et très obéissant serviteur.
Le V^*' DE Chateaubriand. -