De la main de Madame de Marigny
.j. De la main de Chateaubriand. — Archives de Combourg.
Correspondance de Chateaubriand. T. III. 23
~ 354 — ^//« ' iO mai 1818.
[A Aug. W. Sclilegel.] *
Ce 10 mai 1818.
J'ai voulu lire, Monsieur, avant d'avoir l'honneur de vous répondre, l'ouvrage que vous avez bien voulu m'envoyer : il est vraiment excellent. Ce n'est pas à moi, c'est à vous. Monsieur, qui connaissez si bien nos antiquités et qui écrivez si bien notre lang"ue, à nous donner l'histoire des troubadours. Nous serions encore quelque chose par les lettres et nous avons la manie de nous jeter dans la politique qui nous a conduits des crimes aux absurdités et qui nous ramènera peut-être des absurdités aux crimes. Corrigez-nous, Monsieur, et agréez, je vous prie, avec un million de remercîments, l'assurance de ma considération la plus distinguée.
DE ChATEALBRIAKD. ^
Sn- 6 juin 1818:
A la comtesse de Marigny.
Ce 6 juin 1818.
Je ne vais point en Bretagne, chère sœur, je suis forcé de rester pour travailler, voulant gagner ma vie, acquérir enfin une indépendance et m'en aller pour toujours l'hiver prochain si je parviens à mettre debout mon histoire. Je suis maintenant enfermé 10 heures par jour. Je me reproche bien de ne pas te voir ; la seule distance en est la cause ; si tu étais près de moi,, je trouverais toutes les [ ] je n'en ai point.
1 . Sans doute pour lui accuser réception de ses Observations sur la langue et la littérature provençales (Heidelberg, 4818).
2. Collection Radowitz, à la Bibliothèque royale de Berlin. — F. Baldensperger Quelques lettres inconnues de Chateaubriand dans la Revue des Cour» et Conférences, 20 mars 1913.
Je ne puis écrire sur le prince de Gondé, il serait trop long de t'expliquer cela. Bonjour, chère sœur, je t'embrasse tendrement. Pardonne moi. *
S^S'' 7 août 1818.
A la comtesse de Marigny.
Je te remercie, j'ai été bien touché. Je te rendrai tout, cela j'espère finira. Je n'ai qu'une brochure, je te l'envoie. Tu me verras la semaine prochaine.
Ce vendredi. ~
Si 9^ 20 août 1818.
A la comtesse de Marigny.
20 août 1818.
Je suis désolé. Je n'ai pas un seul exemplaire. Je te remercie. Ma femme veut que je te dise que tu devrais venir manger tes prunes avec nous. Nous allons lundi à la campagne. J'irai t'embrasser avant.
Tu sais que les prisonniers sont hors du secret. On ne trouve absolument rien contre eux. ^