Au crayon, et d'une autre écriture
si cela dépendait de lui, il m'enverrait au Congrès. J'ai fait mon deuil de ce voyage. Il faudra maintenant voir ce qui me restera à faire. Bonjour et à vous . ^
Si5 29 août 1822.
Au vicomte de Montmorency
1^« Division Politique
Londres, ce 29 août 1822.
Monsieur le Vicomte
J'ai l'honneur de vous accuser réception de votre dépêche n** 36 et de vos deux lettres datées du 24 du courant. Le Roi doit partir ce soir d'Edimbourg ; et comme le vent est favorable, il peut ^arriver samedi 31 août ou dimanche 1*''' septembre. Les conjectures relatives à la nomination du ministre n'ont point changé depuis ma dernière dépêche : on reparle de M. Ganning.
J'attends samedi ou dimanche M. de Marcellus. Ayant mon temps libre pour vingt-quatre heures, je vais remplir un devoir «t accomplir un pèlerinage : je pars k l'instant pour Hartwellî Je serai revenu demain assez tôt pour ajouter un post-scriptum^ s'il y avait quelque chose qui valût la peine de vous être mandé.
J'ai l'honneur d'être, Monsieur le Vicomte avec une haute considération .
Votre très humble et très obéissant serviteur
Chateaibriand.
P. -S. Londres. Si) août.
Je ne trouve, Monsieur le Vicomte, rien absolument de nou-
I. Victor Giraud Revue latine, 21) avril 1S07. — Nouvelles éludes..., 303.
veau à mon retour d'IIartwell. Sa Majesté Britannique est toujours attendue dimanche ; peut-être arrivora-t-ello plus tôt si tîlle a profité du coup de vent.
Je m'occupe à mettre en ordre quel(|ucs notes sur lïartwell pour les adresser directement au Roi.
,SV6* 21) août 1822].
A la duchesse de Duras.
Londres, jeudi 29 août.
Je reçois votre lettre avec le Jjillet de Villèle. \ tout événement je vois que j'ai le temps de faire le voyage d'IIartwell avant que Marcellus soit revenu ; il me mande qu'il ne sera pas ici avant dimanche, et moi je serai à Londres demain au soir. J'attends la conclusion. Je ne me flatte de rien. J'espère un peu et je crois que je suis ainsi dans le véritable point des choses. Ce billet est écrit jeudi à l'arrivée du courrier et ne partira que demain vendredi. 11 vous arrivera lundi, mais alors Marcellus sera revenu et tout sera terminé.
On attend le roi dimanche. Le ministre pourroit être nommé lundi. On ne croit pas à M. Ganning- mais à M. Peel ou à lord Bathurst, qui a Cintérim. Moi je crois toujours (|ue le ministre ne sera pas nommé si vite. Rien au fait ne les presse, une fois le duc de Wellington nommé pour Vienne.
-J'indique à Herman le moyen de Y estafette \\\s(.[\xl\ Calais, pour le congé, et de Calais à Londres on m'enverrait un conr/é.
Voilà la lettre pour le Roi. Priez M. le duc de Duras d'avoir la bonté de la remettre à S. M.
1. AITaires étrangères, Anglolerre G15, f'^ 39S. — Publiée presque correctement par le comte d'Anlioche Chaînait hriand uinhassadeur à Londres, p. 367-8.