‹ Correspondance générale (volume 2)Chapitre 80 sur 149 · Mémoires de Villèle · texte numérisé non relu

Mémoires de Villèle

840 8 octobre 1822.

A Villèle.

Genève, mardi soir 8 octobre 1822.

Me voilà à Genève, rçion cher ami, mais il paraît que je n'achèverai pas si lestement l'autre moitié de la route. Je ne serai ^uère à Milan avant dimanche 13. Mais j'arriverai toujours à Vérone avec les empereurs. J'ai passé trois nuits et je vais me coucher quelques heures. Bonsoir donc, mon cher ami, et tout à vous de cœur et de politique. J'espère que l'affaire de Bertin est finie, et que l'abbé Frayssinous vous aidera à finir celle de l'autre ami. Tout à vous encore.

Chateaubriand.^

S4i [12] 2 octobre 1822.

Vérone, ce samedi 12 octobre 1822.

Me voilà arrivé. On assure que le congrès sera fini dans les premiers jours de décembre. Je le crois, d'après ce que je sais déjà de la besogne faite et à faire. Maintenant quelle sera votre résolution ? C'est un grand tourment de ne pouvoir s'expliquer. Si vous venez, je reste ; si vous restez, je ferai en sorte départir à peu près avec Mathieu qui ne doit rester que quinze jours à Vérone. Au fond je n'ai rien à faire ici où tout va très-bien. Ecrivez-moi, soit par la poste qui part tous les jours (mais en ayant soin de faire affranchir vos lettres jusqu'à la frontière d'Italie), ou par les courriers des affaires étrangères. Mathieu n'est pas

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