‹ Correspondance générale (volume 3)Chapitre 123 sur 161 · Original autographe. — Communication de M™® Petit · texte numérisé non relu

Original autographe. — Communication de M™® Petit

toutes les petites dettes, ou au moins 60 mille francs, dont 52 mille serviraient à purger les hypothèques et les 8 mille autres au paiement des premiers billets d'Octobre.

Enfin, mon cher Monsieur, songez un peu à moi, et tAchons de conjurer cette tempête d'automne qui menace d'achever mon naufrage. Si je puis me tirer de ce malheur, je ne crois pas que je retourne à Paris. Je m'ensevelirai dans quelque coin où vous viendrez me trouver, et d'où après avoir mis en ordre mes papiers pour me faire une petite fortune, j'abandonnerai pour toujours un pays où je n'ai éprouvé que des persécutions et des malheurs.

Voici un mot pour Bertin que je vous prie de lui porter. Si vous avez la bonté de passer chez Beaucé le libraire, il vous remettra un exemplaire de la Bibliothèque religieuse où se trouve un article littéraire de moi, et que vous porterez à Bertin pour qu'il en fasse usage.

Tout à vous. Mille amitiés. Mde de Gh[ateaubriand] vous dit aussi mille choses aflectueuses. N'oubliez pas vos beaux enfants dans mon tendre souvenir.

De Ch.

Ce 5 Juillet 1817. i

W^ 13 juillet 1917.

A Lemoine.

Ce 13 Juillet 1817. 2

M^® de Ch[ateaubriand] a eu la rougeole, mon cher Monsieur ; elle est très bien, mais elle s'inquiète beaucoup. Je viens d'écrire à M. Laenneck de venir la voir. Je vous remercie de toutes vos peines. Je suis si battu de la tempête que maintenant je ne

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