Original autographe. — Communication de M™« Petit
^SO'^ 17 juillet 1817.
A Lemoine.
La malade est mieux. Je me hâte de vous donner cette bonne nouvelle. J'ai reçu votre lettre. Ecrivez-moi. Tout à vous.
Ce jeudi, 17 juillet 1817.
A Monsieur Monsieur Lemoine
rue Molière n° 8 à Paris. ^
W(h 19 juillet 1917.
A Lemoine.
Ce samedi 19 juillet 1817.
Vous aurez reçu mon petit mot tranquilisant. Laenneck est venu et a achevé de guérir nos têtes. Nous sommes donc aussi bien que nous pouvons l'être, et il n'y a plus rien de changé à nos plans. Nous restons à la campagne jusqu'au mois de 7'""®, époque à laquelle il faudra bien prendre un parti.
J'ai remis à Laenneck cent francs pour vous. Vous voudrez bien les donner à M. ou M'^'' Bail qui se présenteront pour les recevoir. C'est une dette pour un travail littéraire fait par M. Bail. Je vous embrasse. Ecrivez-moi.
A Monsieur Monsieur le Moine
rue Molière n^ S à Paris. ^
1. Original autographe, saiif l'adresse qui est d'une autre main. — Communication de M™» Petit.
2. Original. Le texte et l'adresse sont de la main de Chateaubriand. — Communication de M^" Petit.
^^^ 25 juillet 1817.
A Lemoine. *
Je vous remercie mille fois, mon cher Monsieur. Je ne veux point louer la Vallée, ou du moins je ne la louerai qu'après que mon sort sera décidé. Remerciez Thonnéte étranger : s'il veut Tacheter, elle est à lui.
J'ai déploré le changement des Débats, C'est la fin de l'opinion : la police a maintenant envahi tout. Bertin est bien malheureux. Voilà comme on traite l'homme de France qui a été le plus fidèle au roi, le rédacteur du Moniteur de Gand !
Les eaux de Seltz que vous nous avez envoyées ne sont pas les bonnes ou du moins ne sont pas celles que boit M*^® de Gh[ateaubriand]. Elle boit les eaux de Seltz factices et non pas naturelles. Ces eaux de Seltz factices se trouvent aux bains de Tivoli, et en général chez tous les apothicaires. Peltier et Desrones, apothicaire, rue Jacob, les fournissait à M*^^ de Ch[ateaubriand]. Veuillez encore nous envoyer 25 bouteilles de celles-ci, à l'adresse que je vais vous donner, car nous partons mercredi pour aller passer le mois d'août chez M^^ de Pisieux, sœur de M^^ de Colbert. C'est à 9 lieues d'ici.
Voici l'adresse :
à M à Montgraham par Nogent le Rotrou, Dép[artemen]t
d'Eure-et-Loir.
La poste pour Nogent ne part que quatre fois la semaine les jours de poste pour Angers.
Je vous embrasse.
DeCh.
Ce samedi 25 juillet 1817.2
1. La lettre porte en tête, de la main de Lemoine : « r [eçu] l[el 28. »