Date fournie par le cachet de la poste
3. La lettre porte ea tête, de la main de Lemoine : u R [eçuej le l*"* août 1817. »
quittance du proviseur du lycée d'Amiens. Si vous ne l'avez pas reçue, demandez-la ; et dites en même temps que je veux bien que le jeune Talion aille passer les vacances chez un de ses camarades.
Mon portrait a-t-il été porté chez ma nièce ? Vous avez bien fait de payer le billet de mille francs d'avance, cela donne un bon air.
M^^de Ch [ateaubriand] n'est pas trop bien ; elle vous écrit un petit mot. Nous partons toujours samedi prochain, 2 août, pour Montgraham.
Bonjour, mon cher Monsieur, je vous embrasse et vous remercie un million de fois.
De Gh.
Je vois par ce que vous me dites que vous avez reçu toutes mes lettres et que j'ai 'reçu toutes les vôtres. Ainsi soyez tranquille.
A Monsieur
Monsieur Le Moine rue Molière n^ 8 f. b. S. G. ' à Paris ^
Ce samedi 29 juillet.
S94^ 4 août 181 7.
A. Lemoine.
Je vous remercie : mais ne m'envoyez plus de ces sottises. Vous savez que je ne lis jamais aucun journal. Nous sommes arrivés assez bien. Je suis un peu malade aujourd'hui. Je commence à être las de la vie que je mène à un degré extraordinaire.
i. Faubourg Saint-Germain.
2. Original autographe (sauf l'adresse qui est d'une autre main). — Commuaication de M™« Petit.
Voyez, je vous prie, M. Denis et sachez où en est la loterie. 11 n'y aura rien de fait. C'est le 20 qu'il faudra renvoyer l'argent. Que vais-je devenir? Je n'en sais absolument rien. Je vous ferai passer oO écusce mois pour acquitter mes dettes envers vous et envers quelques autres. ^lille amitiés sincères.
Montgraham, ce 4 août 1817.
A Monsieur
Monsieur Le Moine rue Molière n^ S f. h. S. G.
à Paris *
295» 6 août 181 7.
A Lemoine.
Montgraham, ce 6 Août 1817.
Vous avez, mon cher Monsieur, plaidé ma cause beaucoup mieux que je ne l'aurais fait moi-même ; je suis fâché seulement que vous ayiez parlé de ma position: que je sois pauvre ou riche je n'en dois pas moins payer mes impôts, et le gouvernement ne peut entrer dans ces sortes de considérations. La seule chose qui pourrait peut-être excuser un peu le retard que j'ai mis à acquitter ma dette, c'est qu'à l'époque où je fus taxé à 1100 francs dans l'emprunt des 100 millions, j'avais 2o mille livres de rente que je n'ai plus depuis le 6 7'""* de l'année dernière. Cette année j'ai payé d'avance ma contribution personnelle toute entière. Veuillez, Monsieur, remercier Monsieur le Préfet et Messieurs les Membres du Comité du dégrèvement [pour ce]* qu'ils ont bien voulu m'accorder. Je vais emprunter les 30o francs qui me restent à payer, et je vous les ferai passer le 20 de ce
1. Original autographe ; sauf l'adresse, qui esl d'une autre main. — Communication de M™« Petit.