Cette date est fournie par le cachet de la poste
se soit trouvé à la campagne. Lui i^eul peut savoir ce que c'est que ce billet et trouver le moyen de le remplacer. Je ne sais en vérité d'où il vient, et j'ai bien peur que ce soit un billet qui devait être remplacé par un de ceux que vous devez paver, et que NicoUe a négligé de retirer. Si cela est ainsi, nous payerons deux fois. Gela vient mal à propos. Dans tous lés cas, il m'est impossible de le payer, et il faut absolument que M. Nicolle trouve le moyen de le remplacer par un autre billet en empruntant cette somme, mille francs d'un autre honnête juif.
Voyez, je vous en prie, M. Nicolle. Je suis désolé de toutes les peines que je vous donne.
Quand aux impositions de la campagne, je vais m'occuper de vous faire passer une petite somme. Tout cela me ruine et m'enlève le peu que j'ai. Et que vais-je devenir au mois d'octobre si la Vallée n'est pas vendue ? En vérité je ferme les yeux pour ne pas voir Fabîme, car je ne sais comment l'éviter.
Au reste mes prophéties s'accomplissent de point en point.
Voilà toute la machine en marche forcée. Tout se précipite. Il me
restera le stérile honneur de Gassandre.
Mille tendres amitiés à vous pour la vie.
De Gh.
Ge lundi 18.
A Monsieur
Monsieur Le Moine
Rue Molière
No 8
à Paris. '
W6^ 19 août 1817.
A Lemoine.
Impossible, cher Monsieur, que je paye cette lettre. Je ne puis
1. Original autographe, sauf la suscription, d'une autre main. — Communication de M'^*^ Petit.
que la renouveler. Il y aura certainement eu double emploi, mais Nicole peut seul expliquer cela. Je suis désolé de toutes vos peines et je vous en demande un million de pardons. La circulaire pour le retrait des fonds doit être courte et froide. Si Monsieur et M''« la D[uche]sse d'Orléans pouvaient laisser leurs fonds. Mais il ne faut pas y compter ! Si nous allons au tribunal pour la lettre, il ne faudra que demander du temps et plaider d'un double emploi. Toutefois je crois qu'il vaudra mieux encore vendre mes habits et ne pas laisser plaider pour une lettre de change.
Mille amitiés.
A Monsieur Monsieur Le Moine Rue Molière f. b. S. G.
à Paris.^
Août 181 7 le 19.
SOO^
7 septembre [1817
A Lemoine.
Samedi, 7 septembre.
Voilà, mon cher Monsieur, une lettre que je vous prie de porter vous-même chez l'Ambassadeur de Sardaigne, rue S[ain]t-Dominique, N** 69. II la fera passer à son adresse. Ne l'oubliez pas.
Nous revenons à Paris. La chose est décidée. Cherchez-nous donc un logement depuis la Seine jusqu'à la rue de Varennes. La rue de la Planche ou de S[aint] Guillaume seraient excellentes.
1. Original autographe, sauf la suscription, qui est d'une autre main. — Communication de M™^ Petit.
Correspondance de Chateaubriand, T. V.
M^'' de Ch[ateaubriand] est très bien. Je vous écris ce mot en arrivant et à la hâte.
Tout à vous.i
303^ . 13 septembre 1817.
Ce que vous me dites, mon cher Monsieur, me désole. Le mois marche et l'époque fatale arrivera. Je ne doute point de tout votre zèle, mais je suis effrayé de ma mauvaise fortune. Tout tourne contre moi.
Voyez, je vous prie, rue Cassette, vous pourrez peut-être trouver un logement à meilleur marché dans cette rue.
Tâchez d'aller chez Bertin et d'avoir deux exemplaires de l'ouvrage de Fievée : il doit avoir paru et vraisemblablement les journaux auront ordre de ne pas l'annoncer. Vous m'expédiriez ces deux exemplaires à l'adresse que je vais vous donner.
Nous partons mercredi ou jeudi pour aller chez mon neveu.
Si vous me répondez mardi je puis encore recevoir votre lettre ici, mais si vous n'écrivez que mercredi, il faut adresser ainsi votre lettre :
A Lonné par Belesme. Dép[artemen]t de l'Orne. Tout à vous.
Ce samedi 13 7^« 1817.
;^iies d'Acosta avaient parlé d'un appartement rue Sfainjt Guillaume. 2