Vente Charavay, novembre
et il n'y aura que le printemps qui vous guérira entièrement. Faites-moi donner de vos nouvelles par votre fils ou votre aimable fille ; et faites-moi dire aussi si vous éprouvez, à cause de votre position, quelques embarras pour toucher mon argent ou pour servir les rentes : cela me tourmente un peu.
Voilà encore une lettre que je vous prie de faire porter sur le champ à son adresse.
Je vous embrasse de tout mon cœur.
Ch. '
43S^ 27 janvier 1821.
A Lemoine.-
M**® Bail qui est allée chez vous, m'écrit, mon cher Monsieur Le Moine, qu'elle vous a trouvé encore très soufTrant. Cela me fait beaucoup de peine. Faites moi, je vous en prie, donner de vos nouvelles ici par votre fils ou votre fille. Ce n'est pas, je vous assure, un de mes moindres chagrins à Berlin que de vous savoir malade et de ne pouvoir vous soigner. Je vous ai écrit, et je vous envoyais des lettres que je vous priais de faire remettre à leurs adresses. J'espère que vous avez reçu mes lettres. Si mes affaires vous tracassent, débarrassez vous en pour le moment, en expliquant les choses à un de vos amis et en faisant faire le service. Je ne sais pas comment vous aurez fait pour toucher mes pensions, n'ayant pu vous présenter aux bureaux. Si vous avez quelque argent de disponible, veuillez donner cent francs à M^® Bail. Je suppose aussi que Frédéric vous demande son mois.
Bonjour, revenez vite en santé ; reprenez votre poste rue S[aint]-Dominique, et donnez moi de vos nouvelles. J'espère vous embrasser au printemps.
Gh.
Berlin, ce 27 Janvier 1821. ^