Orig-inal autographe. — Communication de M™^ Petit
contentez-vous pas de porter vos lettres à Herman tous les lundi et tous les jeudi avant midi ? Alors elles me parviendraient vite et sûrement ; par la poste elles retardent, et si par hasard vous oubliez de les affranchir jusqu'à Calais, elles ne me parviendraient pas du tout.
Je vous en prie, si vous avez reçu le mandat^ comme je n'en doute pas ; si vous avez touché les cent louis, remettez-les vite à ma femme, en cas qu'ils seraient encore entre vos mains, et n'en changez pas la destination.
Mille amitiés et tout à vous. ^
75^^ 5 juillet 1822.
A Lemoine.
5 juillet 1822.
Je reçois votre lettre, mon cher Monsieur Le Moine ; elle me tranquillise. Mais vous aurez été obligé de payer les 1.200 francs à Benoît, il n'y avait rien de payé d'avance. Tout est donc en règle. Je n'ai que le temps aujourd'hui de vous embrasser et de me dire tout à vous.
Gh.
Voilà une petite lettre. Elle est importante. Remettez-la. '^
755* 9 juillet 1822.
J'avais appris par un autre côté l'accident de M*** de Chateaubriand. Ainsi si je vous ai dit que j'ai su qu'elle était
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malade, vous pourrez soutenir que j'ai su cela par vous. J'espère que cela ne sera rien, mais elle se fait p^rand mal par sa vivacité et ses inquiétudes. Je vous remercie de vos bons soins pour elle. Je lui fais passer quinze cents francs par mon banquier Hérard pour la rembourser des 1.400 francs ((u'ollc a avancés pour sa nouvelle maison. Je vous ferai passer pour elle du 20 au 25 les mille francs de la chambre des pairs pour le mois de juin. Vous voyez que je suis exact. Mille amitiés, je vous embrasse.
9 juillet 1822.'
A Leraoine.
12 juillet 1822.
Grand merci, votre lettre est très bonne et cette fois ci très claire. Ma femme va bien, ainsi Dieu soit loué. Je vais encore vous rabâcher d'affaires.
Ce mois-ci vous aurez donc quatorze cents francs en réserve pour payer le lustre.
Plus je vous enverrai un bon sur Lalïïtte du 20 au 2o pour la somme de mille francs, lesquels mille francs vous donnerez sur le champ à ma femme et ils représenteront les mille francs de la chambre des pairs pour le mois de juin. Je vous ai dit cela au moins cent fois, mais j'aime à répéter les affaires. Pour le mois prochain (août), vous suivrez la marche de vos payements ordinaires et je vous ferai tenir toujours les mille francs pour ma femme. Je vois que vous aurez une dépense extraordinaire de cent écus le l®"" août, et je voudrais bien que vous trouvassiez le moyen de remettre cent autres écus à la pauvre Madame Bail.