‹ Correspondance générale (volume 3)Chapitre 74 sur 161 · Archives de la famille de Villèle · texte numérisé non relu

Archives de la famille de Villèle

Voici mon avis. Il faut lui dire de signer le traité d'occupation ; de n'y ajouter aucune clause pour la prolongation de séjour; de retirer les gardes du Corps ; de laisser rentrer les prisonniers ; de ne plus insister péremptoirement sur le décret de liberté de commerce et, en tout, de dire à Talaru que le Roi n'accepte pas sa démission et que désormais il ait à traiter les choses comme dans l'état habituel d'une ambassade ordinaire. Alors Marcellus aurait ordre de revenir rapportant la ratification du traité des Prises, de la reconnaissance des 34 millions et le traité d'occupation.

Si vous ne voulez pas de ce parti modéré, on peut nommer Talaru ambassadeur à Vienne, nommer Marcellus chargé d'affaires et marcher dans ce nouveau système.

Répondez, mon cher ami. Il serait bon que l'estafette partît cette nuit.

Cii. i

iS7S 5 février 1824.

Au prince de Polignac.

Paris, le 5 février 1824.

Noble Prince, je reçois votre intéressante dépêche. Le discours du Roi m'arrive en même temps. Il est encore meilleur que l'extrait que vous m'envoyez, car il ne porte pas l'expression d'États nouveaux en parlant des colonies espagnoles, mais de Provinces et de Pays. Je viens d'écrire à Talaru pour tacher d'arracher le décret sur la liberté de commerce, puisqu'il reste encore un moment pour se reconnaître. Je vous recommande d'être pacifique avec M. Canning, de ne parler que de bonne entente et d'arrangements, des dispositions amicales de la

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