‹ Correspondance générale (volume 3)Chapitre 88 sur 161 · Lecture incertaine · texte numérisé non relu

Lecture incertaine

3. La minute se termine ici brusquement. AfTaires Étrangères, Autriche, 405, fo 56.

Nous ne demanderons, malgré nos frais de g-uerre, ni impôt nouveau, ni crédit, et l'état de nos fonds publics atteste notre prospérité. Nous sommes et resterons en paix avec toute la terre. La question des colonies espagnoles se résoudra sans amener de troubles en Europe. Nos relations avec l'Angleterre sont extrêmement bienveillantes. Toute crainte de guerre civile en Espagne est évanouie ; et, si le Gouvernement de ce pays était sage, il pourrait encore retrouver une existence honorable.

Tout cela doit donner à nos ambassadeurs de la puissance et de la considération.

J'espère que le Prince de Garignan reviendra bientôt à Turin.

Je vous renouvelle bien sincèrement. Monsieur le Marquis, l'assurance de mon dévouement et de ma haute considération.

Ghateaubriand. ^

i40S 19 mars 1824.

Au comte de la Ferronnays.

Paris, ce 19 mars 1824.

Je compte vous expédier un courrier après la séance royale, qui aura lieu le 23 ; et comme après ce temps je serai fort occupé aux chambres, et que j'aurai peu de temps pour écrire, je veux m'y prendre de bonne heure aujourd'hui, afin de traiter les affaires à fond avec vous.

Je commence par votre lettre du l^'^ mars : parlons de ma dépêche au prince de Polignac.

Je suis fâché, monsieur le comte, que Sa Majesté l'empereur, qui en avait paru content au premier moment, ne Fait pas trouvée ensuite assez forte. L'Angleterre n'en a pas jugé ainsi. M. Ganning y a fait une réponse qu'il a communiquée aux représentants de l'alliance à Londres, et qui est très-faible : je

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