Guizol M(''tnoires,\,'MiZ
117 27 août 1809.
A M. Delamarinière.
Aunay 27 août 1809. '
ils 26 septembre 1809.
A une dame.
Val de Loup 26 septembre 1809.
Je ne m'afflige pas des critiques injustes et grossières que le gouvernement a fait îsatq coniTQ les Martyrs . « Ce livre au jugement de M. de Fontanes et de tous les hommes faits pour avoir une opinion, est le moins faible de tous mes faibles écrits. C'est aussi celui sur lequel je compterais pour la postérité, s'il y a une postérité pour moi... » -
179 [Hiver 1809-1810.]
A la duchesse de Duras.
Puisque vous voulez bien, madame, me permettre de vous donner le nom de sœur, je dois, en frère affectionné, tenir ma
1. Le nom du destinataire, la date et le lieu de résidence sont les seules indications que nous ayons retrouvées sur cette lettre dans la fiche du catalogue d'autographes où nous l'avons vue mentionnée, et qui nous fut communiquée par M. Charavay.
2. Catalogue d'autographes Chavaray (30 mai 4882). — Pailhès Chateaubriand, p. 245.
parole et vous rendre compte de la manière dont je passe ma vio, <lepuis que je vous ai quittée. Depuis deux jours (jue je suis ;arrivé, voilà la première fois que je m'assieds dans le salon et <iue je prends ma plume pour écrire. J'ai fait deux cents fois le iour de cette petite vallée que vous avez daigné visiter, et j'aime 4ant mes arbres, mes ouvriers, que je ne puis consentir à les |)erdre de vue un seul instant. Quel dommage que le plaisir soit ?si cher! Si j'étais riche, il est bien clair que mon rôle serait fini <lans la vie, et que je deviendrais un ffentleman f armer ^ dans toute la force du mot. J'ai en horreur les livres, la gloriole et toutes les sottises du monde. Une amitié tendre et surtout sans orages^ îa retraite et l'oubli le plus absolu, satisferaient à tous mes goûts -comme à tous mes besoins. Je mets au nombre des grands dédommagements des peines de ma vie passée, le bonheur d'avoir ren- •contré my good sister^ dans mes vieux jours. 11 est si rare de trouver aujourd'hui des âmes nobles qu'on ne saurait trop s'y «•attacher, quand, par hasard, le ciel vous les envoie. J'ai bien peur d'arriver trop tard samedi à Paris pour avoir l'honneur de vous voir et vous prier de me présentera M. de Duras. Tout ce •que vous m'avez dit de ses sentiments me fait désirer vivement de le connaître. Je serais bien heureux, s'il consentait à visiter. 4Tia vallée aux nouvelles feuilles. ^
JSO Lundi 18... [1809].
A un écrivain.
Paris, ce lundi 18.
Je ne suis point sensible à la critique, lorsqu'elle ne fait que déclarer son sentiment intime sur mes écrits. Chacun peut les