Autographe de la Bibliothèque impériale
A M. l'archevêque DE PARIS (1696). 115
affaires. Je yans conjure seulement, monsieur, de faire pour elles bien mieux que vous ne feriez pour mot; car c^esl sans exagération que j*y suis plus sensible, et que je vous assure qu'on ne peut être aTcc plus de reconnoissance que je le suis, monsieur, votre, etc.
LETTRE CDXXIX
A M. L'ARCHEVÊQUE DE PARIS»
7 septembre 1696.
Je ne sais, monseigneur, si vous savez ce que c'est
qu'un cordelier qu'on a fait curé de la Trinité de
Monlfort. Cet homme est lié avec madame de Noga-
ret qui est fort zélée contre le quiélisme et qui a
beaucoup contribué aux découvertes qui sont faites.
II a plusieurs papiers qu'il veut me remettre entre
les mains et me dire tout ce qu'il sait du sieur Da-
vant. Il croit que les livres qu'on a pris chez lui ne
devroient pas être conlîés à d'autres qu'à vous, et
qu'ils seront très-scandaleux dans les mains des juges
séculiers. Mais pour en revenir à moi, monseigneur,
je n'ai point cru devoir ni entrer en connaissance
avec ce curé ni même le voir, et je lui ai seulement
fait demander s'il voudroit vous aller trouver, et
vous confier tout ce qu'il fait et tout ce qu'il a. Il y
est tout disposé et dit que madame de Nogaret vous
a parlé de lui, mais qu'étant allé chez vous, son vi-