‹ Correspondance générale publiée pour la première fois sur les autographes et les manuscritsChapitre 127 sur 420 · Médecin de Saint-Cyr · texte numérisé non relu

Médecin de Saint-Cyr

i48 CORRESPONDANCE GÉNÉRALE.

paquet. J'ai envoyé à Paris porter ma lettre à M. le duc de Richelieu, car il faut vous l'avouer, je Tavois oubliée, et vous verrez par là que la mémoire se sent de l'âge et de la dissipation de la vie que je fais.

J'avois reçu des compliments de ma sœur Marie- Constance qui m'a voit fait croire que l'affaire des religieuses de Strasbourg était entièrement finie. J'en parlerai à M. de Chamillard; les grandes choses lui font oublier les petites. On me demande souvent des demoiselles de Saint-Cyr, elles ont de la peine à aller si loin; j'en ai pourtant fait offrir deux qui sont de bonnes filles. Je prie souvent pour vous, monsri«.meur, j'y suis obligée, et ces prières en font souvenir. Il n'y a que votre charité qui puisse vous obliger à me le rendre et le grand besoin que j'en ai.

LETTRE CDLII

A M. LE MARQUIS DE DANGEAU»

Mars 1697.

Il n'y a pas de sottises dont je ne sois capable, monsieur, quand je croirai qu'elles seront utiles à notre princesse. J'ai fait autrefois, à Saint-Cyr, de petites co7iv€rsations^ pour instruire les demoiselles en les divertissant, voyez si vous pourriez lire celle ci

1 , Mamiscriis des Dames de Saint-Cyr,

2. Ces Con versa fions ont été publiées par moi dans les OEuvres de madame de Maintenon et sont renfermées dans le premier volume des Conseils aux demoiselles qui entrent dans le monde.

A M. l'archevêque DE PARIS (1697). i49

tantôt. La princesse est sujette à un petit rire forcé, qui est désagréable, et peut-être ce qui est dans cet écrit lui sera bon; mais pour l'envelopper, il faut lirece qui est sur la raillerie^, elle sait bien que tout cela est fait pour Saint-Gyr, ainsi il ne lui en faut pas faire de mystère. Je m'adresse à vous, monsieur, avec grande confiance, connoissant votre cœur en tout, et en particulier pour la princesse. Il n'est pas nécessaire de vous prier de ne montrer cet écrit qu'à celles qui seront auprès de la princesse, et de ne le laisser à personne. *"

LETTRE CDLIII

A M. L^ARGHEVÈQUR DE PARIS «.

A Marly^ ce 7 mars 1697.

J'ai lu et relu votre approbation, monseigneur, et je comprends bien que M. de Meaux en sera content^. Rien n'est plus édifiant dans la religion que ce concert entre ceux qui nous conduisent.

Vous voyez, monseigneur, la peine que cette réflexion donne. A l'égard de M. de Cambrai, il me mande qu'il ne faut point chercher d'adoucissement dans son affaire, et qu'il faut qu'il se rétracte ou

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