Autographe du cabinet de M. de Cambacérès
2. La disgrâce dénnitive de M. de Cambrai et « de tout ce qui environne les princes « n'eut lieu que l'année suivante.
166 COKRESPONDANCE GÉNÉRALE.
prier à la noce la duchesse de Choiseul et madame d'Entragues ^ Il répondit « qu'elles étoient trop décriées pour qu'il pût lui conseiller de les avoir avec elle, mais qu'elle consultât madame de La Vallière et fît ce qu'elle voudra. »
Je ne doute pas que notre sainte carmélite n'exige cette complaisance sans comprendre qu'elle fait par là plus de tort à sa fille que d'honneur aux autres.
Priez pour moi, monseigneur, je vous en conjure; je n'ai pas le courage de porter ma fortune, jugez ce que je ferois dans l'adversité.
LETTRE CDLXVI
A M. LE MARQUIS DE DANGEAU »
21 juin 1697.
Il est bizarre de vouloir faire de vous un précepteur, mais vous êtes capable de tout pour le bien, et vous en pouvez plus faire à la princesse que tous les maîtres du monde. Je crois qu'il faù-
1. A la noce de mademoiselle de La Vallière, nièce de la duchesse-carmélite, donc cousine de la princesse de Conti ; eUe allait épouser le marquis de Brossé. La duchesse de Choiseul, (( sœur de mademoiselle de La Vallière, belle et faite comme une déesse, ne bougeoit d'avec madame la princesse de GonU dont elle étoit cousine germaine et intime amie. Elle avoit eu des galanteries en nombre et qui avoient fait grand bruit. Le roi, qui craignoit cette liaison étroite avec sa fille, lui avoit fait parler, p\kU mortifiée, ensuite éloignée, et lui avoit après toujours pardonné. » (Saint-Simon^ t. I, p. 69.) Madame d'Entragues étoit une autre cousine germaine de la princesse de Conti.