IV. t
térêt, mais je le crois prévenu de bonne foi, et qu'ainsi il ne reviendra pas. J'ai tant de connoîssance de celte affaire et depuis si longtemps, que j'en parle plus hardiment que je ne le farcis de toute autre.
M. l'évoque de Chartres m'assure , monseigneur, que vous viendrez mardi à Saint-Gyr. Je serai trèsaise d'avoir l'honneur de vous entretenir là-dessus.
LETTRE CDLXIX
A M. L'ARCHEVÊQUE DE PARIS*
AMarly, 19 juiUet 1697.
Il est très-vrai, monseigneur, que le remède que vous proposez sera bien plus prompt que celui qu'on peut attendre de Rome , et vous justifiera entièrement en faisant voir, d'une manière qui ne laissera aucun doute, que vous êtes bien éloigné d'excuser le livre de M. de Cambrai et de tolérer une mauvaise doctrine.
Le père de La Chaise m'est venu voir ce matin. 11 avoit dans sa main une lettre de M. de Cambrai, qu'il m'a dit n'avoir pas encore lue, et comme il n'a rien de secret pour moi, il m'en a fait la lecture. M. de Cambrai lui mande qu'il a eu une conférence de trois heures avec vous en présence de MM. Tronson, Pirot, Boileau et de Beaufort; que vous êtes tous tombés d'accord sur tous les points de doctrine qui y ont été traités, et que si vous continuez ces