Voir t. II, p
A NAPAIIE DB FOHTBUAT. 907
LETTRE CDXCI (La B.)
t est porté à des extrémités déplorables. Le roi s^ouché de ce qu'il sait, et n'en sait qu'une par- 1 est bien injuste de m'attribuer tous ces mal-
s'il étoit vrai que je me mélasse de tout, on deien m'attribuer quelquefois les bons conseils. Il nze ans que je suis en faveur; je n'ai encore nui mne; j'ai fait beaucoup de mécontents; je n*aijalit ni ràéchanceté ni injustice. Le roi m'a reproché it ma modération; cela vaut bien mieux que s'il ►rochoit mon importunité. Avec celte insensibilité croyois avoir pour les choses de ce monde et surour les jugements des indévots, je me retrouve d'hui aussi peu avancée que lorsque je com menue réprimer et à me vaincre. L*** me donne des
infinies, me brave, s'appuie sur M. de Vendôme, ae pardonne point d'avoir découvert qu'il m'avoit ^e.
LETTRE CDXGII (La B.)
0118 prie de charger M. Lallemant d'examiner 3in les papiers de M. Tillemont". Cette histoire
: cette lettre était vraie, elle serait évidemment de Tépoqnd
ÎTOcation de l'édit de Nantes. Gomme elle a un grand air
.emblance, on l'a souvent citée.
Sbastien Le Nain de Tillemont, né à Paris, 1637, élève
le, auteur de V Histoire ecclésiastique, mort en 1698. {Noie
<eaumelle.)
doit s'y trouver^. La copie que j'en ai vient de lui, e il m'en manque trois cahiers ; je crois que c'est le hui lième et les deux derniers. Ne dites point à M. Lalle mant que cette recherche me regarde; il pourroiten trer en quelque défiance. Tout est esprit de parti pou certaines gens. J'ai vu Tabbé de Choisy ^, et l'ai vu £ raisonnable que, comparé à ce qu'il étoit autrefois, il a plaisir à le voir. Mais, mon enfant, la grâce opère bie d'autres prodiges.
LETTRE CDXCIII (La B.) A madame de fontenay «.
Je sais tout ce qu'on prête au duc du Maine. On i réussira point à nous brouiller. Il a voulu me donn des preuves de la dernière clarté. Je les ai refusées. S est coupable, il l'est si peu que j'aurois tort d'en et offensée. C'est un sentiment d'amour filial ; et comme le condamnerois-je, moi qui ai fait tout ce que j'ai pour qu'il aimât plus sa mère que moi, sans avoir en venir à bout? Je ne doute pas que madame de Me tespan n'eût été charmée d'une rupture éclatante, ne lui donnerai jamais ce plaisir.
1. D'après la noie précédente, cette lettre serait de 1698. n'ai aucun moyen d'éclaircir ce qu'elle contient, et je pense c c'est une histoire inventée à plaisir.
2. François de Choisy, née à Rouen en 1644, envoyé à Sia auteur de divers ouvrages, dont le meilleur est son livre de n moires, mort en 1719. {Note de La Beaumelle.)