LETTRE PREMIÈRE
A M. L'ARCHEVÊQUE DE PARIS»
3 janvier 1698.
L'amitié que j*ai pour M. du Maine ne put m'empêcher de trouver qu'il venoit mal à propos. Je vous rends mille grâces de toutes les bénédictions que vous me désirez ; j'ai beaucoup de confiance en vos prières.
Si madame Ulrich^ veut aller avec sa fille, je lui donnerai une pension ; mais il faut que ce soit une conversion entière, autrement elle ne feroit que gâter le couvent où on la mettroit.
Je parlai hier à M. de Barbezieux pour le frère de madame Chardon ; et je dis au roi ce que vous me mandiez sur les nouveaux convertis qui font leur devoir.
C'est un autre que M. de Pontchartrain qui dit que le monde, et surtout MM. les évoques, sont trèsmal contents de ce qu'on vient de faire pour les nouveaux convertis.
Je voudrois bien que le roi fît son devoir samedi sur les pauvres. Est-ce aujourd'hui? Dieu veuille l'inspirer.