LETTRE XXIII
A M. L'ARCHEVÊQUE DE PARIS?
À Saint-Cyr, m 3 juillet 1688,
J'ai bien de la peine à croire, monseigneur, que je pusse être mécontente d'un présent que vous m'avez fait, et j'ai bien plus sujet de craindre que madame de Beuvron ^ ne soit effrayée du poste que vous lui avez procuré. Elle a besoin d'une grande vertu pour s'en accommoder. Je voudrois trouver le temps de la voir avant qu'elle allât à Moret. Oserois-je vous supplier de la remercier de la lettre
1. Manuscrits des Dames de Saint-Cyr, 3. Autographe du cabinet de M. le duc de Gaml>acérè8. 3. Religieuse qui Yenait d'être nommée supérieure de Morei. Il en sera question plus loip.
A M. L'ÀnCHBTfiotJB DE PARTS (4698). 299
qu'elle m'a écrite? Vous m'en sauverei: une de
compliment qui me coûte beaucoup.
Nos quiélistes de la cour abjurent madame Guyon presque aussi mal à propos qu'ils Tavoient soutenue. Le lirre de M. deMeaux, disent-ils, leur ouvre les yeux; et il n'y a rien dans le livre de M. de Meaux qui ne vienne d'eux. Il valoit mieux, monseigneur, revëtiir mardi prochain, sur ce qu'apparemment vous leur montrerez lundi ce que véritabletnetit ils ne connaissent pas.
Ce 9;
Jugez où j'en suis, liionseignetlr, par ce qu*il me faut de temps pour achever une letti-e. M. de Noâilles vous pourra dire combien ma contrainte est augmentée.
M. de Chartres n'a point de maiiuscHt contre vous. J'avois pris l'alarme sans avoir lu ce que je vous ai eiivôyé.,.
J'espère passer lundi une grande partie du jour avec TOUS;