M. Hébert, depuis évêque d'Agen
4. Secrétaire de l'archevêque de Paris. « G'étoit une belle plume, dit l'abbé Legendre (Mémoires^ p. 117); c'est lui qui* pendant sept ans, a été le fabricaleur des mandements, lettres, ordonnances et autres pièces qui ont passé sous le nom de M. de Noailles. »
A M. l'âRCHBYEQUB DE PARIS (4695). 97
ji plusieurs autres aussi fausses; mais ce que je dois vous répéter, monseigneur, c'est qu'il y a déjà longtemps que M. l'archevêque de Cambrai m'avertit que le curé rapportoit tout ce que je lui disois; ainsi il y auroit de ma faute à m'y exposer. Je crois qu'il est bon que vous en soyez averti.
Je dînai il y a quelques jours chez M. de Pontchartrain ; il fit beaucoup de railleries assez aigres sur le monseigneur^ que les évéques se donnent, et dit que saint Ambroise, et saint Augustin ne s'en éloient jamais servi ^
Madame de Pontchartrain, à qui je fais la guerre snr le jansénisme, dit qu*on verroit comme vous en useriez avec son confesseur, et qu'elle jugeroit par là du goût que vous auriez pour les honnêtes gens; elle affecte fort de dire qu elle n'a point d'autres sentiments que ceux du père de La Tour'; s'il n'est pas janséniste, il doit s'en expliquer^ car on veut le confondre avec eux.
Je vouloîs attendre à vous dire ce que je vous écris; mais il reviendra autre chose', et ce qu'a dit M. de Chamillart m'a déterminée. Je veillerai pour vous sur tout, monseigneur, et vous saurez bien distinguer ce qui mérite de l'attention ou non.
Je ne doute pas que nous ne vous trouvions tout établi à Paris. Je prie Dieu souvent pour qu'il vous
1. L« BeaumeUe ajoute : c( Voyez si dans toua lea temps les Pères de VËglise ne «ont pas bpns à auWre, »
2. Qratoriea çélèl)re e( qui étaU, en eCTM* sqspect de jansé^ nisme. Nous verrons qu'U était alors le directeur de madame d^ Caylus, (Voir Saint-Simon, t. Vlll, p. 106.)
y soutienne; et j'entretiens quelquefois le roi de tout ce qui va s'élever contre vous ; il me paroît bien disposé à vous aidera