‹ Correspondance générale publiée pour la première fois sur les autographes et les manuscritsChapitre 290 sur 420 · LETTRE LXXIX · texte numérisé non relu

LETTRE LXXIX

A MADAME LA COMTESSE DE CAYLUS *

A Versailles, 9 mars 1700.

1 est vrai que je compte que vous pouvez venir aint-Gyr présentement avec moins de fatigue I dans les jours froids et courts. Je serai ravie ne point parler d'affaires : rien n'est plus triste j de dire toujours non à des gens qu'on auroit s d'envie de servir qu'ils n'eu ont d'être servis. is ce ne sont là que des paroles qui ne contentent sonne, et ce ne sera qu'à la vallée de Josaphat

. autographe du cabinet de M. Feuillet de Gonches.

que mes paroles verront si j'ai pu faire autreinec/ que ce que je fais.

On sait bien ici que M. de Gayius est dans ses terres, et il est aisé de Texcuser sur son absence.

Il ne sera pas dii&cile aussi d'avoir une recommandation de M. de Chamillart pour rintendantde Montauban, et je m'en charge volontiers, malgré le peu de loisir et de santé que j'ai présentement.

J'ai parlé pour que M. de Gayius fût chevalier de Saint-Louis. On m'a répondu qu'il n'avoit pas trente ans de service comme ceux qu'on a faits.

Je ne sais que vous dire sur le gouvernement de Troyes ; la vérité est dure, et je voudrois adoucir vos malheurs, bien loin de les aigrir. Cependant vous êtes trop raisonnable pour ne pas voir ce que vous pouvez prétendre et par vous et par lui. Quant à moi, vous devez juger de ce que je puis par ce que je fais pour mes proches, qui n'ont pas fait un pas en avant depuis les premiers par où ils ont commencé. J'en souffre souvent les reproches; mais, encore une fois, il n'y a que Dieu qui sache ce que je souffre à leur égard.

17 mars.

Je n'ai pu achever plus tôt cette lettre. J'ai ouï dire du bien de M. Pellard; vous savez ce qu'est pour moi Talliance de M. Fagon ; je le servirai en tout ce qui me sera possible, s'il peut vous être utile. Voilà répondre à tous les articles de votre lettre, ma chère nièce ; je voudrois que ce fût plus agréablement.

A M. L*ARCnEVÊQUE DE PARIS (1700). 321

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