Autographe du cabinet de M. de GamlMioérèi
M. le maréchal de Noailles vous aura rendu compte sans doute de sa dernière conversation avec le roi, qui vous fera voir que MM. de Bouillon tf obtiendront rien de nouveau en celte occasion. Ainsi, monseigneur, je ne crois pas qu'il y ait rien à dire ni à faire présentement; il faut voir ce que deviendra raccommodement particulier*.
Je prie Dieu, monseigneur, de tourner tout ce qui vous touche pour sa plus grande gloire. Nous aurions grand sujet de nous désespérer si nous jugions do Tavenir par le présent. On met vos lettres entre les mains de M. de Pontchartraift, qui n'est pas toujours disposé à bien traiter les ecclésiastiques. Je dis au roi que vous trouviez que cet abbé avait tort dans le commencement de l'affaire, mais que la procédure personnelle contre lui vous paraissoit violente; il en demeura d'accord.
Il y a des demoiselles à Perpignan qui ont été élevées à Saint-Cyr, et qui résistent jusqu'ici à l'envie que leur mère a de les perdre. Je voudroîs prier M. l'évoque de les placer dans un couvent. Le pourroit-il et voudroil-il entrer dans cette affaire, dont monsieur votre frère a connoissance? Je vous demande pardon, monseigneur, de vous fatiguer, mais ce seroit une bonne œuvre.
Voudriez-vous voir ce qu'on en mande à monsieur le maréchal ? Je crois la lettre du père recteur des Jésuites.
1 . Il y avait entre le duc de Bouillon et le duc d'Albrct une dispute scandaleuse relativement à un testament du maréchal de Bouillon. — Voir là-dessus Saint-Simon, t. III, p. 242.
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