‹ Correspondance générale publiée pour la première fois sur les autographes et les manuscritsChapitre 388 sur 420 · Manuscrits des Dames de Saint-Cyr · texte numérisé non relu

Manuscrits des Dames de Saint-Cyr

tout le bien qu'il vous a dit de moi, mais je ne mérite pas tant de louanges ; je ne fais que commencer, et c'est seulement de ma bonne volonté dont on peut me savoir quelque gré; j'aurois grand besoin d'être secouru, car j'ai trouvé toutes choses dans un étrange étal, et surtout mes finances, sans quoi on ne sauroit rien faire.

Je vous remercie de la part que vous prenez à mon mariage* ; Dieu veuille qu'il soit heureux ! Je le lui demande tous les jours et vous prie, madame, de le lui demander pour moi. Je n'ai pas oublié le comte d'Ayen sur la Toison que je lui ai promise, je lui tiendrai ma parole. Faites mes compliments, je vous prie, à madame la duchesse de Bourgogne ; je lui écrirai une autre fois moins sérieusement, puisqu'elle le veut, et je quitterai la gonille '. On ne peut être plus sensible que je le suis à l'amitié que le rof ,a pour moi, et quoique je lui écriye souvent, je vous prie, madame, de lui en témoigner ma reconnoissance le plus souvent que vous pourrez, et d'être bien persuadée pour toujours de mon amitié et de mon estime.

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