LETTRE GUI
A M. LE CARDINAL DE NOAILLES «
Fontainebleau, 24 septembre 170i.
Je priai hier le roi de lire votre lettre, monseigneur, pour lui tenir lieu de lecture spirituelle. Il seroit difFicile d'en faire une meilleure. Dieu veuille la bénir ! On la lut avec attention et sans réponse, hors sur la foire Saint-Germain, disant que c'est M. de Ghamillart qui s'oppose qu'on la change, et qu'il falloit défendre les boutiques où l'on donne à boire et à manger.
Je vis hier, et je vous le dis en secret, un mémoire de M. le procureur général, spécieux, éloquent, qui conclut à supprimer la plus grande partie des communautés établies sans lettres patentes, et à faire des
1. Il était très-gravement malade depuis le mois d'avril. Od fUt obligé de lui donner un successeur, M. de Marsin, et il revint en France au mois de novembre.