Sur les doctrines de madame Guyon
3. Le duc de Noailles, à cause de sa santé, voulait quitter le commandement de l'armée de Catalogne. Voir les Mémoires du maréchal de Noailles, rédigés par Tabbé MiUot, 1. 1, p. 322 et suiv.
A M. l'éyéque de ghalons (4695). 5
LETTRE CCCL
A M. L'ÉVÊQUE DE GHALONS».
A Versailles, ce 18 mai i695.
Je suis très-aise, monsieur, de voir votre ordonnance publique el j'espère que Dieu y donnera sa bénédiction'^. Il me semble que si j'avoisélé aussi bien avertie qu'on le sera désormais , je n'aurois point commis toutes les fautes que vous savez, monsieur, qui se sont passées à Saint-Cyr '.
Je n'ai pu encore montrer au roi ce que vous m'avez envoyé; il esl tout occupé présentement de faire partir ses généraux et de les instruire avant qu'ils partent. Celui où nous prenons tant d'intérêt* a certainement une mauvaise affaire entre les mains, mais le roi la connoîtra-t-il aussi bien que le public? Ainsi, monsieur, on lui sera obligé, s'il s'en tire passablement, et l'on ne pourra lui savoir mauvais gré si les choses vont mal. J'espère beaucoup en Dieu, et qu'il donnera une protection particulière à M. le maréchal de Noailles. Il ne faut point qu'il y re-