‹ Correspondance générale publiée pour la première fois sur les autographes et les manuscritsChapitre 63 sur 420 · IV · texte numérisé non relu

IV

et ruiner et qu^Thiver on défend lesdivertissemenls. On ajoute qu'aussitôt que les troupes seront assemblées, elles passeront aux ennemis. Je n'ai rien dit de cette lettre qui n'est rien.

Madame de Saint-Géran à qui je n'avois pas parlé, il y a bien des années, m'a demandé une audience; et en m'assurant qu elle vouloit être dévote, elle a voulu me persuader de la faire aller à Marly. Je lui ai parlé avec une grande franchise sur sa mauvaise conduite, et jeTai renvoyée à madame la maréchale de Noailles pour juger s'il faut pour la détacher du monde la mener à Marly *.

J'attends le père de La Chaise^ pour l'envoyer prier de me voir. Je lui parlerai du père de Sainte-Marthe et de madame de Mondonville.

J'ai eu de grands commerces avec M. de Cambrai qui roulent toujours sur madame Guyon ^; mais nous ne nous persuadons ni l'un ni l'autre. La froideur entre les dames et moi augmente tous les jours.

Je fais mon jubilé, monseigneur, et je prie de bon cœur pour vous. Je vous conjure de vous intéresser à mon salut.

1 . La Beaumelle ajoute : « Que de converBions fausses ! le péché vaut encore mieux que l'hypocriaie. n

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