MuHuscriu des Dames de Sainl-Cyr
parce qa'il y a des personnes qui ont promis après leur mort. Si ce secours manquoit, il y auroit bien de la dépense perdue que j*ai faite pour établir les retraites. J'espère en Dieu et en la bonté du roi ; cela lui attirera de grandes bénédictions du ciel ; je les demanderai au Seigneur pour Sa Majesté, incessamment, si je suis assez heureuse pour le posséder dans l'éternité. J'espère qu'il continuera aussi de donner sur ses aumônes deux mille livres pour les pauvres malades de la Villeneuve* ; cela est fort utile. J'espère, madame, que vous n'abandonnerez pas toutes ces bonnes œuvres, et que vous voudrez bien continuer votre protection à nos sœurs. Je meurs dans les sentiments que j'ai vécu d^étre, madame, voire très-humble et très-obéissante servante,
M. DE MIRAMIOM.
Permettez-moi de vous supplier d'avoir toujours de la bonté pour la bourse cléricale, cette œuvre a besoin de votre protection.
Et les pauvres filles de la Providence, qui font beaucoup de bien, elles ont besoin que le roi leur continue son aumône de douze cents livres.
1 . Oq appelait ainsi le quartier de Bonne-Nouvelle. Ce nom est resté à une rue : Bourbon-Villeneuve.
82 CORRESPONDANCE tiÊNÉRAIE.