Autographe du cabinet de M. de Cambaeérè
marqué sur ce môme papier avec Tendroit marqué; M. Tabbé de Fénelon est nommé. Je ne sais point faire d'autre usage de toutes ces choses-là que de vous les envoyer et d'agir selon que vous me Tordonnerez.
M. de Pontehartrain, travaillant aujourd'hui avec le roi, lui a demandé s'il vouloit ou s'il ne vouloit pas qu'on poussât le quiétisme ; qu'il savoit qu'un nommé Davant écrivoit pour soutenir cette illusion, et que si le roi vouloit en donner l'ordre, il feroit arrêter cet homme dès qu'il auroit découvert sa demeure. Je lui ai dit que je la savois, et nous avons conclu que je lui enverrai ce soir. J'ai pris ce délai pour demander au roi qu'on ne fasse rien là-dessus que par vous, monseigneur, qui êtes un peu plus doux et plus juste qu'un ministre; et je n'ai envoyé que la seule demeure de M. Davant, de peur qu'on ne fît trop de bruit en arrêtant toutes les personnes qui sont nommées dans ce mémoire. Le roi trouve bon que je mande à M. de Pontehartrain de ne rien faire en tout cela que par vous. En effet, monseigneur, dans une affaire ecclésiastique, nous ne devons avoir que le mouvement que vous nous donnerez ; c'est bien mon intention, quoi qu'on en puisse dire. Le mal du roi * va fort bien.
Suit une note écrite par madame de Maintenon donnant la demeure de M. Davant et de cinq autres personnes, avec le titre d'un livre sur le quiétisme, publié à Amsterdam, et où se trouve le passage suivant : « Les quiélistes avoient