Violoncelliste à l'Opéra
'^6 CORRESPONDANCE iNÉDTTE
et notre brillante bande de violons, tout cela je le cherche encore en Allemagne ; mais, par exemple, en fait de trompettes, il y en a partout, et de fameuses, qui montent sans peur et sans reproches, et qui ont un son d'enfer; les trompettes à cylindre sont très-répandues et excellentes.
Je reçois à l'instant une lettre de Meyerbeer m'annonçant qu'une fêle ordonnée par le roi retarde de quelques jours mes répétitions; il m'engage à aller en conséquence à Brunswick, où je suis attendu et où le Roi Lear m'adi^jà conquis de chauds partisans. Les frères Muller écrivent aussi -qu'ils se mettent en quarante-quatre pour m'aider.
Je vais donc y aller.
Adieu ; voilà toutes mes nouvelles. Mille choses à tous ceux de mes amis que tu vois quelquefois, entre autres à Pcrrot; embrasse tes gamins pour moi et salue de ma part madame d'Ortigue. Elle est fidèle, comme à l'ordinaire, aux coiicerts du Conservatoire ?
A M. GRlEPENKERlJ.
Paris, janvier, 1845.
Mon cher Griepcnkerl,
11 y a bien longtemps que je n'aide vos nouvelles ; j'ignore même si vous avez reçu la partition du Carnaval romain et les deux volumes que je vous ai envoyés par l'entremise du libraire Brockbaus; que fait-on dans votre chère ville de