I. L^auteurdes Considérations sur la France
PREFACE. xi
térialisme sont uniTerseUement réprourées par le bon sens, et même par la mode et le bon goût. Le système de Locke et de Condillac a p^u son crédit, et les extropû^anoes du sensuaksme ont été signalées par déjeunes professeurs ' dont la clarté et la solidité des principes n'égalent pcut-^tre pas encore la science, le talent, la bonne £>i et Famour de la vérité. Mais c'est déjà un grand bienfait dont on leur est redevable, que d'avoir préservé les jeunes intelligences de la contagion du matérialisme, et de les avoir rendues avides de sentimens et de pensées propres à relever la dignité de l'homme. Ce triomphe du spirititaUsme peut nous Êiire espérer celui d'une philosophie nouvelle, qui naîtra, selon les vœux du grand écrivain que nous venons de citer, a de l'alliance intime, de la religion avec la science. »
Loin de nous toutefois la pensée de nous ériger en régulateurs ou réformateurs des jugemens et des opinions , dont personne plus que nous ne respecte la liberté. Nous sommes restés constamment fidèles à la loi que nous nous sommes imposée en publiant la première partie de cette Correspondance , dans la préface de laquelle la règle de nos travaux se trouve expliquée de la manière suivante :
ce Sans nous établir les juges des opinions, nous n'avons cherché, ni à affaiblir, ni à combattre celles mémedontl'expérience nous a démontré la faïusseté et la dangereuse exagération ; mais nous avons dû