‹ Correspondance inédite de Hector Berlioz-1819-1863Chapitre 40 sur 88 · Vlolonrelliste à l'Opéra · texte numérisé non relu

Vlolonrelliste à l'Opéra

et notre brillante bande de violons, tout cela je le cherche encore en Allemagne ; mais, par exemple, en fait de trompettes, il y en a partout, et de fameuses, qui montent sans peur et sans reproches, et qui ont un son d'enfer; les trompettes à cylindre sont très-répandues et excellentes.

Je reçois à l'instant une lettre de Meyerbeer m'annonçant qu'une fête ordonnée par le roi retarde de quelques jours mes répétitions ; il m'engage à aller en conséquence à Brunswick, oii je suis attendu et où le Roi Lear m'a déjà conquis de chauds partisans. Les frères MuUer écrivent aussi qu'ils se mettent en quarante-quatre pour m'aider.

Je vais donc y aller.

Adieu ; voilà toutes mes nouvelles. Mille choses à tous ceux de mes amis que tu vois quelquefois, entre autres/à Perrot; embrasse tes gamins pour moi et salue de ma part madame d'Ortigue. Elle est fidèle, comme à l'ordinaire, aux concerts du Conservatoire?

A M. GRIEPENKERLI.

Paris, janvier, 18A5.

Mon cher Griepenkerl,

Il y a bien longtemps que je n'aide vos nouvelles ; j'ignore même si vous avez reçu la partition du Carnaval romain et les deux volumes que je vous ai envoyés par l'entremise du libraire Brockhaus ; que fait-on dans votre chère ville de

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