A M. ERNEST LEGOUVÉ
Paris, 9 avril 18S6.
Mille joies triomphantes, mon cher Legouvé ! c'est superbe ! C'est le plus beau succès, le plus pur, le plus légitime, le plus providentiel auquel j'aie assisté de ma vie. J'ai le cœur gonflé, à en éclater... C'est si beau, un chefd'œuvre complet ! un chef-d'œuvre interprété par une femme de génie, par une muse> et un chef-d'œuvre échappé, qui plus est, aux dangers de la traduction. Vous avez tous les bonheurs à la fois, un traducteur incomparable, une actrice sublime, un public intelligent et sensible, et une offense vengée...