‹ Correspondance inédite de Henri Heine: avec une préface et des notes explicatives-- (volume 2)Chapitre 35 sur 52 · Paris, décembre · texte numérisé non relu

Paris, décembre

S62 GEtVKËS t)£ tiENtll HEINE

AU UÈUE *

Très-cher Laube,

Mon mal comAience à devenir très-pénible; dans quelques instants, on me mettra une multitude de sangsues qui m'empêcheront de vous voir aujourd'hui, et peut-être encore demain. Lundi, j -ai passé tout le jour à la maison, et ne suis sorti hier que pour aller voir mon médecin. -^ Quelle fatalité que votre séjour ici tombe précisément sur un moment où nous sommes malades Tun et Vautre I

J'espère que vous serez plus vite rétabli que moi, qui en ai bien pour quatre semaines. — Votre ami.

Mercredi, de bonne hearç.

Affectueux compliments à madame Jjaube.

i. Parts, décembre 1839.

CÔBBËSPON'DANCE INÉDITE 363

CGXVIII À TARNHAGBN

Paris, le 5 féyrier 1840.

Bien cher Yarnhagen,

J'apprends la perte nouvelle qui vient de vous atteindre, et, bien que tout étourdi encore, et ne sachant que vous dire, je me hâte pourtant de prendre la plume. Juste ciel I à quoi serviraient ici des paroles? Le mieux serait un silencieux serrement de main. Pauvre ami, je sens tout ce que vous devez souffrir aujourd'hui, vous qui sortiez à peine de tant d'épreuves i J'ai beaucoup connu la défunte S elle m'a toujours témoigné le plus affectueux intérêt, elle vous ressemblait par sa douceur et son esprit réfléchi, — et, bien que je ne l'aie pas vue fort souvent^ elle était pourtant du nombre des intimes, de ce groupe familier où l'on se comprend sans parler. Mon Dieu I comme ce groupe, cette com* munauté silencieuse, s'est fondue peu à peu, dans

I. Rosa-Maria Assing, sœur de Varnhagen. — On a publié d'elle^ depuis sa mort, un yolume de poésies.

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ces dix dernières années I L'un s'en va après l'autre; nous les pleurons avec des larmes stériles, jusqu'à ce que nous partions, nous aussi. Les larmes qui couleront alors pour nous seront moins brûlantes,

— car la génération nouvelle ne sait ce que nous avons voulu, ni ce que nous avons souffert î

Et comment nous auraient-ils connus? Notre véritable secret, nous ne l'avons jamais exprimé, et aous ne l'exprimerons jamais, et nous descendons les lèvres closes dans le tombeau ) Nous nous comprenions d'un regard; nous nous regardions, et savions ce qui se passait en nous ; — cette langue (les yeux sera bientôt perdue, et les traces écrites que nous laisserons après nous, ainsi les lettres de Rahel, ne seront pour les nouveaux venus que des hiéroglyphes indéchiffrables; '• — je le sais et j'y pense à chaque nouveau départ et retour au ciel.

— Aujourd'hui, je ne puis rien vous écrire de raisonnable, cher Yarnhagen ; bientôt, dans une heure plus tranquille, je vous raconterai ce qui m' arrive. Laube et sa femme viennent de partir; chaque jour, nous parlions de vous, et ne disions que du bien. — Si vous avez quelque chose à me dire , votre lettre me trouvera toujours rue des Martyrs^ :23.

Si VOUS savez qui possède les correspondances de Gans et de Moser, surtout celle-ci, défendezmoi, je vous prie, contre les indiscrétions; demandez pour moi celles de mes lettres qui pourraient se trouver chez Moser. — Adieu, conservez votre santé. — Votre ami.

A J. CAMPE

Paris, le 18 féTiier 1840.

Très-cher Campe,

Justement, aujourd'hui qu'il y a periculum in mora^ si je ne vous écris pas« il faut que j'aie mon mal de tête. Aussi, je ne ferai pas de longs commentaires sur la lettre de madame ma mère, que je viens de recevoir, mais je vous l'envoie pour votre édification. 11 en ressort ceci, que ma mère, par excès de précaution, ne vous a pas communiqué tout le contenu de la lettre que j'avais jointe au manuscrit, mais seulement un chiffre, à savoir les honoraires demandés par moi. J'ai la tète trop trouble aujourd'hui, pour répéter ici par le menu le contenu de cette lettre. Aussi, je vais écrire à ma

mère, de vous faire part de la lettre entière, qui n'avait trait qu'à l'affaire de la publication; vous y verrez mes sentiments de tendre amitié, — je n'ai rien à cacher.

Quand vous aurez vu par cette lettre ce que c est que cette demande d'honoraires, quand vous vous serez convaincu que ce n'est pas une avidité croissante qui m'anime (je vous en donnerai aujourd'hui la meilleure preuve)! lorsque votre âme d'éditeur, angoissée pour l'avenir, se sera un peu calmée, et que nous nous serons compris^ — alors le niànuscrit Vous sera rendu, et Vous pourrez l'impritnèr. Il m'est très-agréable de voir par la lettre de ma mère qu'elle n'a pas envoyé immédiatement le lAanuscrit à Leipzig^ comme j'en avais donné l'ordre au cas où vous ne l'auriez pas imprimé. Ce n'est pas à un libraire qu'elle devait l'envoyer, c'est à Laube^ sous l'adresse d'uiï libraire ; ma mère, par une confusion inconcevable, n'a ni compris ma lettre j ni suivi mon ordre; on ne peut plus se fier dans ce monde même à sa propre mère. Je suisi très-mécotltent, et ne trouve de repos que daiis une stoïque résignation. Je fais mon devoir, j'agis sérieusement et loyalement; si les choses vont

de travers, ce n'est pas ma faute. Pour le cas où ma mère aurait adressé le manuscrit à LaUbe, j'écris aujourd'hui à ce dernier de me le renvoyer ici, sans ouvrir le paquet.

Au fond, le retard qui résulte de tout cela, ne m'est pas désagréable; — car, entre temps, voici ce qui s'est passé :

L'impatience et la curiosité avec lesquelles on attendait déjà mon Boeme m'inquiétaient un peu, d'autant plus que, depuis longtemps, aucun livre de moi n'a paru. Je me suis donc résolu à faire un sacrifice tout particulier, et j'ai détaché du journal qui forme une portion intégrante de mes Mémoires, une belle partie où se trouve décrite la période enthousiaste de 1830, et qui pouvait excellemment prendre place entre le premier et le second livre de mon Boeme; — ce qui, vous le verrez, donne à l'ensemble un intérêt plus vif. Maintenant, je suis tout à fait tranquille, et je crois que le Boeme sera jugé le meilleur de mes écrits. L'ouvrage aura ainsi cinq livres au. lieu de quatre; il est plus fort du quart, puisque le livre ajouté dépasse de beaucoup cinq feuilles d'impression... Maintenant, cette adjonction n'est-elle pas un grand sacrifice, et cela ressemble-

t-il à de Tavidité? Vous voyez que je fais tolit pour ce livre, et que je sacrifie à son intention, non pas seulement les honoraires de cinq à six feuilles, mais les intérêts incalculables de lun de mes plus précieux manuscrits. — Vous savez fort bien quel avantage infini il y a pour vous, lorsque pas une ligne d'un livre n'a été auparavant imprimée. C'est le cas pour le Boeme^ et, même en le payant le double du volume sur la France^ qui avait été reproduit antérieurement dans tous les journaux politiques, ou de l'Ecole romantique^ qui n'était autre chose qu'une édition nouvelle d'un livre existant depuis des années, ou du Salon^ dont j'avais aussi fait imprimer la plus grande partie, et tiré de beaux honoraires en France et en Allemagne, — il vous reste encore encore un avantage. — Mais à quoi bon dire des choses que vous savez si bien, comme vous savez aussi que mon nouvel ouvrage, outre l'attrait humoristique d'un livre amusant, possède encore une valeur historique durable, et sera bien plus goûté, dans ce temps positif, que mes écrits de pure fantaisie ? En vous cédant, pour la somme en question, la propriété du livre pendant huit ans (et plus longtemps même s'il le faut), en consentant ainsi à

plusieurs éditions, (elles se feront, j'en suis persuadé), je vous ai réellement moins demandé que pour mes autres écrits! J'ai si bien la conscience de l'équité et de la justice de mes prétentions, que la tristesse me vient de devoir en parler encore î Je vous donne ma parole d'honneur qu'après informations sûres, et des offres étonnamment avantageuses et sans conditions, je suis convaincu du plus profond de mon âme que j'eusse obtenu, d'un autre libraire, sans dépenser beaucoup de paroles, la somme demandée. De votre vie, vous ne m'avez surpris en flagrant délit de non-vérité, et vous vous apercevrez, je pense, que, cette fois, il sera aussi avisé qu'amical de votre part de me dire : « Heine, j'imprime le livre, je donne ce que vous demandez; mais, si l'ouvrage n'a pas le succès promis, j'abandonne à votre sentiment d'honneur le soin de me dédommager ! »

... J'éprouve la plus douloureuse inquiétude, en pensant que le manuscrit a été envoyé à Laube, et que peut-être, on en a disposé. Ce ne serait pas ma faute, et j'espère, cher Campe, que vous ne m'en voudrez pas. Votre mauvaise humeur devrait se

tourner plutôt contre cet intrigant qui, avec les ar-

tifices les plus bas et les insinuations les plus perfides, cherche à nous brouiller. Soyez équitable et discret, il n'y parviendra pas. Si, contre mon attente, le Boerne n'est pas publié chez vous, Je vous proposerai tout de suite un autre ouvrage dont le prix ne vous effrayera pas. — Vous me disiez dans votre dernière lettre que les livres de Gutzkow ne s'écoulaient pas, qu'il n'était pas lu delà foulé;. — mon Dieu! il n'était vraiment pas besoin de me dire cela : je le savais... Cher Campe, quand on n'a pas de cœur dans la poitrine, on ne peut pas écrire pour le grand public. — Votre ami.

AU MÊME

Pàris^ ie 8 màn 1840.

Cher Gampe^

Pardonnez-moi de ne répondre qu'aujourd'hui à votre lettre dû 25 février. Quand je la reçus, il y a huit jours, j'étais plongé dans un travail important qui ne pouvait être interrompu. Ce matin seulement, je relis votre lettre, et je nn'in ite coqtre Iç

CORRESPONDANCE INÉIJITE 374

vieux Campe qui reste incorrigible, et ne me comprend toujours pas...

Je travaille à un livi^ intitulé la Révolution de Juillet; j'en publierai une partie dans la Revue des Deux Mondes^ et dans la Gazette d'Augsbourg, et ne vous demanderai que de faibles honoraires. — Il y a un autre écrit sur lequel depuis longtemps je voulais m'enteadre avec vous... J'ai, en effet, un travail sur Fart français que je destinais à une Revue, mais qui est calculé de manière à former un tout avec les Lettres sur le théâtre que j'ai écrites il y a trois ans pour Lewald (je vous demande le secret le plus sacré). J'ai déjà imaginé une introduction particulièrement belle, et, maintenant, je ne sais si je dois intituler le livre De l'art français^ ou bien en faire le quatrième volume du Salon? Le Salon serait alors composé de quatre volumes, parallèles à ceux des Reisebilder. Le titre De Fart en France ne me plaît guère, parce qu'il y a déjà de moi un volume intitulé De la France. Et puis, dans une nouvelle édition du Salon, ces portions nouvelles me permettraient de mieux ordonner l'ensemble. Si c'est aussi votre opinion, vous aurez bientôt le manuscrit...

l'autre c\\Q^ 9^^nMU lur laquelto j'att^udi w

oui OU un non bien net, c'est Timpression du manuscrit dans son intégrité. Vous avez dit à ma mère que vous l'imprimeriez sans la faire passer à la censure. J'y compte; autrement, je devrais le publier à Leipzig ou à Stuttgart, d'où me sont venues d'excellentes propositions, lorsqu'on a remarqué que nous nous prenions aux cheveux pour des affaires de censure...

Aussitôt que j'aurai de vous une réponse affirmative, je vous enverrai le Boeme. — Écrivez-moi bientôt.

CGXXI

Paris, le 28 mars 1840.

Très-cher Campe,

.,. Ce que vous me dites à propos de Wandsbeck est très-bien ; je compte seulement que l'on ne supprimera rien autre chose que le passage où je rends justice au roi de Bavière (le plus noble prince qui ait jamais orné un trône). Cher Campe, j'espère que vous êtes sûr de votre affaire, car autrement j'insisterais pour que le livre fût publié sans passer du tojt par la censure». Dites moi tout de suite sur ce

point la vérité vraie. Je préfère ajourner l'envoi d'une quinzaine. Oui, je renoncerais plutôt à la publication du livre que de risquer, pour tous les honoraires du monde, mon honneur lui-même. Vous ne comprenez pas tout ce qu'il m'en coûte pour écrire avec autant de modération que je le fais aujourd'hui; si l'on rogne encore quelque chose à l'expression de quelqu'une de mes pensées; je cours le risque d'être outrageusement méconnu. J'ai déjà tant souffert de semblables mésaventures ! — Répondez-moi donc tout de suite, et vous recevrez immédiatement le manuscrit, en même temps que je tirerai sur vous, à court terme, la moitié des honoraires, et l'autre moitié à un terme plus éloigné, que vous voudrez bien fixer vous-même... — Votre ami.

GGXXII

AU MÊME

Paris^ le 18 âvrU 1840.

Très-cher Campe,

Tout un fardeau des plus désagréables affaires ne me permet qu'aujourd'hui de répondre à votre lettre du S avril, en vous envoyant le manuscrit du

Boeme, A cause du nouveau livre, j'ai dû changer toute la pagination ; dans une heure, je le porterai à la poste. Je suis heureux d'être au clair avec vous, et fixé sur les honoraires du quatrième volume du Salon; le m*y mettrai tout de suite, et j'espère que dans six semaines vous recevrez le manuscrit.Faites seulement tout votre possible pour le ^oerwe,et n'imprimez pas trop d'exemplaires, afin qu'une seconde édition me dédommage de la peine infinie que je me suis donnée. J'espère, en outre, que l'impression sera aussi soignée que possible, et que, sauf le passage sur le roi de Bavière, rien ne sera supprimé... Je vous répète encore que le livre, malgré quelques expressions fortes, n'est point de nature à déplaire aux gouvernements ; moins que personne les Prussiens ne pourront en être mécontents, et vraiment vous ne serez point inquiété pour cet ouvrage. — Ne le montrez à personne, et lancez-le tout d'un coup. — Au risque d'être méconnu, j'ai éliminé du livre toute doctrine proprement dite, et, plus que le gouvernement, les révolutionnaires seront mécontents de moi, parce que je les censure, sans exprimer . d'ailleurs mes proprés idées. — Je vous répète qu'en

composant le livre, j'ai eu devant les yeux toutes

VOS tribulations de censure, que j'ai fait moi-même le censeur le plus consciencieusement du monde, et que je crains même d'avoir été trop loin. Je vous en prie, faites qu'à ce point de vUe l'opinion publique ne se fourvoie pas! Je mettrais plutôt ma plume au croc, que de me faire accuser de servilisme. Je me trouve bien, et aussi gai que cela est possible au milieu de tous les travaux et ennuis qui pèsent sur moi. — Adieu, et sauvegardez scrupuleusement mes intérêts; je vous en promets autant pour les vôtres. — Salut amical,

AU MEME

Paris, le 10 juin 1840.

Cher Campe,

J'ai attendu inutilement les épreuves de mon Bœme. Maintenant que le livre doit-être entièrement imprimé, adressez -moi bientôt les feuilles sous bande. Comme je ne vous ai point envoyé de dédicace, vous aurez remarqué de vous-même qu'il n'y en aurait pas : j'en tiens une en réserve pour le

quatrième volume du Salon, que je vous enverrai

avant mon départ pour Granville; je suis en train de le copier, et je crois que le livre sera bien accueilli. — Je ne pourrai me mettre au second volume du Livre des chants qu'à Granville, ou à mon retour ici; plus je renvoie, plus il sera enrichi de nouvelles poésies. Je travaille beaucoup, et j*ai à me défendre de mille attaques. On dit ici que je suis vendu au ministère pour cent mille francs; j'ai dû réclamer dans le Constitutionnel, — Avec tout cela, je suis pauvre comme Job. et, pendant que je me préoccupais uniquement d'intérêts supérieurs, l'argent peu à peu a disparu de ma poche : vous pouvez m'en croire, il faut que je cherche à exploiter ma plume si je ne veux pas mourir de faim comme un poète allemand. — Votre ami.

GGXXIV

A VÀRNBASEN

Paris, le 3 juillet 1840.

Très-cher Varnbagen,

Le porteur de ces lignes est M. Garnot, un fils digne du nom paternel, ce qui veut beaucoup dire. Je-n ai donc pas besoin de bien des paroles pour

le recommander, surtout à vous qui avez Tœil ouvert, et avez tant de sympathie pour toute personnalité qui se recommande par elle-même.. M. Carnot vous donnera des informations très-exactes sur niaintes choses qui vous intéressent; nous nous connaissons déjà depuis dix ans , que je le rencontrai dans le sacré collège des saints-simoniens : c'était le beau temps; — maintenant M. Carnot n'est plus que membre de la Chambre des députés. — Je vous embrasse.

A J. CAMPE

Paris, le 17 ou 18 juillet 1840.

Cher Campe,

J'ai reçu hier votre lettre du iO, et, depuis ce grand matin, je suis occupé à préparer le manuscrit du quatrième volume du Salon, Afin de vous tranquilliser, je me hâte, avant le départ de la poste, de vous dire le nécessaire. Cette quatrième partie se compose : 1"* d'un tableau de mœurs inédites , dont il ne me restait qu'un fragment (le reste a été brûlé chez ma mère), et que je voulais compléter

ici. Pour le moment, cela ne se fera qu'à demi ; il y aura sept à huit feuilles, et je vous enverrai le manuscrit en deux fois^ la première partie déjà aprèsdemain; de sorte que Fimpression pourra commencer tout de suite ; — 2* une ou deux feuilles de nouvelles poésies ; — 3" les Lettres de la Revue théâtrale de Levsrald, dont je n'ai dans ce moment que la moitié. Par précaution, tâchez de vous procurer la Revue. Je n'ai que quelques lignes à changer à tout le travail...

J'étais sur le poirit de partir pour Granville, et ce maudit livre est cause qu'il me faudra rester encore huit à dix jours dans ce Paris brûlant.

Je crois que, dans votre intérêt bien entendu, vous ferez bien de lancer la quatrième partie du Salon en même temps que le Boerne^ afin que le livre à scandale, le lion rugissant, emporte avec lui le livre débonnaire, l'innocent agneau, c'est-à-dire le quatriètne volume du Salon.,,

Toutefois, le Boeme n'est point, politiquement, le farouche animal que vous craignez; il s'y trouve sans doute bien des choses délicates, mais l'ensemble ne mécontentera point en haut lieu...

CGXXVI

AU MÊME

Paris^ le 2ijuillei 1840.

Très-cher Campe,

Ci-joiut le commencement de la quatrième partie du Salon. — J'ai bien reçu les épreuves du Boeme^ mais je n*ai pu tout lire encore : peut-être vous enverrai-je une liste d'errata. Comme je vois qu'il y a encore du temps, ayez la bonté d'ajouter au Boeme la dédicace suivante :

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