‹ Correspondance inédite de l'empereur Napoléon avec le commandant en chef de l'artillerie de la grande armée. Pendant les campagnes de 1809 en Autriche, 1810-1811 en Espagne et 1812 en Russie. Avec un fac similé autographe de Napoléon, et des notes historiques et topographiquesChapitre 9 sur 13 · RAPPORT A SA MAJESTÉ · texte numérisé non relu

RAPPORT A SA MAJESTÉ

29 février 1812.

J'ai l'honneur de présenter à Sa Majesté l'état des armes à feu et armes blanches jugées nécessaires à rapprovisionnement de la Grande-Armée.

Pour fixer avec exactitude les quantités d'armes de chaque espèce « il eut fallu connaître aussi dune ma- •nière exacte la composition et la force nouvelle de tous les corps ; mais en général on peut estimer qu'un quart en sus pour les fusils, mousquetons et pistolets , un septième en sus pour les sabres suffiront pour les remplacemens et les besoins extraordinaires, en supposant tous les corps complètement armés , lorsqu'ils entreront en campagne , et dans la supposition aussi que tes officiers* généraux d'artillerie continueront de donner tous leurs soins à la conservation des armes , qu'ils les feront rechercher sur les champs de bataille et dans les hôpitaux, et qu'on établira des ateliers de réparations à la suite de l'armée.

J'observerai que sur celte quantité d'armes présumée nécessaire pour une campagne , il paraîtrait suffisant d'en envoyer d'abord la moitié dans les places de l'Oder et de laVistule; et que l'autre moitié pourrait rester sur la frontière du Rhin , mais à la disposition du commandant en chef d'artillerie , qui les ferait expédier aussitôt qu'il le jugerait nécessaire.

Et, à ce sujet, je prendrai la liberté de proposer à Sa Majesté, comme une mesure essentielle à la conservation des armes, de dispenser les corps qui renvoient des armes dans les magasins de l'artillerie, de payer les ré-

paratioDS dont les armes sont jugées susceptibles, parce qu'il est reconnu qu'ils aiment mieui perdre ou jeter les a rmes défectueuses que de s'exposer à voir retenir sur leurs masses le montant des réparations qu'elles ont exigé.

Signé y comte be La Riboisièrb.

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