‹ Correspondance inédite;Chapitre 48 sur 123 · L. T('LSTOÏ · texte numérisé non relu

L. T('LSTOÏ

11 mai 1873.

Votre poème est beau. Ce sentiment qu'on n'a jamais traduit jusqu'à présent : le sentiment de la douleur causée par la beauté, est exprimé par vous d'une manière admirable. Chez vous, le printemps éveille l'inspiration poétique et chez moi le goût de la poésie. Je suis allé à Moscou, où j'ai acheté quarante-trois objets divers pour quatre cent cinquante roubles. Après cela, il est impossible de ne point partir

à Sam ara. Comment se porte votre oiseau dans son nouveau nid? Ne nous oubliez pas.

Nous ne partirons pas avant le 20, et après mon adresse : Samara.

25 août 1873.

Le 22, nous sommes arrivés en bonne santé de Samara, et brûlons du désir de vous voir. Merci de ne pas nous oublier. A vrai dire, je n'ai guère le temps de vous écrire, mais j'ai si peur que vous ne passiez devant nous que je vous écris au moins deux mots. Malgré la sécheresse, les ennuis, les incommodités, nous tous, ma femme et moi, sommes contents du voyage, et encore plus contents du vieux cadre de la vie, et nous nous remettons à nos besognes respectives.

Notre salut à Marie Pétrovna et à Olenka. Yôtre,

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