‹ Correspondance littéraire (volume 2)Chapitre 107 sur 167 · MAI! S · texte numérisé non relu

MAI! S

pirent, et qu'il daigne accorder quel [ue estime à dos hommes jaloux d'y prétendre et dignes de L'obtenir... »

— Des Droits et des Devoirs du citoyen, par M. l'abbé de Mably. A Kohi. In vol. in-12. Ce qui rend surtout cet ouvrage infiniment remarquable, c'est qu'il est bien constaté qu'il fut fait en L758. Ce sont huit Lettres dans lesquelles l'auteur rend compte a son ami de différents entretiens qu'il eut à cette époque avec mylord Stanhope ' dans les jardins de Marly.

La première n'olTre que dos réflexions générales sur la soumission que le citoyen doit au gouvernement sous lequel il vit. On présume bien que cette soumission ne peut pas être aux yeux de mylord d'une obligation trop rigoureuse.

Dans la seconde, on établit les moyens que tout citoyen doit employer pour aider le gouvernement à faire le bonheur public, et qu'il est de son devoir de l'établir. On indique les moyens qu'il doit employer.

Dans la troisième, mylord répond aux objections qu'on lui propose, et cherche surtout à lever les scrupules de son disciple, effrayé de tous les fléaux d'une guerre civile ; il l'assure avec beaucoup de candeur que c'est souvent un grand bien, qu'il entre certainement du préjugé dans la différence qu'il nous a plu d'établir entre la guerre domestique et la guerre étrangère. « In ennemi étranger, dit-il, qui veut subjuguer un peuple ou qui refuse de réparer les torts qu'il lui a faits, est-il plus coupable qu'un ennemi domestique qui veut l'asservir ou qui méprise ouvertement ses lois ?... Est-il plus avantageux pour une nation de disputer, aux dépens du sang de cent mille hommes, une ville en Europe et quelques déserts en Amérique, ou de faire respecter son pavillon sur mer et ses ambassadeurs dans une cour étrangère, qu'il ne lui importe d'avoir un gouvernement sous lequel le citoyen jouisse en sûreté de sa fortune, et ne craigne rien quand il n'a pas violé les lois? etc. »

La quatrième Lettre est le commentaire d'un passage du Traité de Cicéron sur les Lois, qu'on ne doit point obéir aux lois injustes. On y discute avec beaucoup de sagesse les rapports naturels de la morale et de la politique.

Après avoir rappelé dans la cinquième quelques idées générales sur les devoirs du bon citoyen dans les États libres, on

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