‹ Correspondance littéraire (volume 2)Chapitre 41 sur 167 · Mme de Sillery, ci-devant Mmc de Genlis. (Meister · texte numérisé non relu

Mme de Sillery, ci-devant Mmc de Genlis. (Meister

OCTOBRE 1787. l/»5

Mais l'État est dans l'embarras,

Allons, marquis, offre ton bras. (bis.)

Mais je déclare par avance

Qu'il me faut la surintendance,

Sans quoi, messieurs, point de marquis,

On ne peut m'avoir qu'à ce prix. (bis.)

Après tout dans ce grand royaume,

Est-il, je vous prie, un seul homme

Que l'on puisse me comparer,

Soit magistrat, soit financier? (bis.)

Calculs, états, plans et finance,

De tout n'ai-je pas connaissance?

Je suis l'unique en tout pays :

Allons, allons, saute, marquis. (bis.)

Je n'ai plus qu'un mot à vous dire :

J'aime tant le roi, notre sire,

Que je lui veux, par mes projets,

Rendre le cœur de ses sujets. (bis.)

Je change tout le ministère,

Du peuple je me fais le père,

Et tous les Français ébahis

Chanteront : vival le marquis. (bis.)

Si je n'étais pas si modeste,

J'en pourrais bien dire de reste,

Mais je ne veux pas me louer :

A l'œuvre on verra l'ouvrier. [bis.)

Il suffit que par moi la France,

Va se trouver dans l'abondance,

Et sera presque en paradis :

Allons, allons, saute, marquis. (bis.)

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