BaiTOis avait d'abord écrit: Maiiom des Cgdts CordêHsr
livres d'un article nombreux, se contentent d^igoater l'expression Tague : et auittg. Cep«Bdant Tartide 149 m'a paru mériter- attention ; il est ainsi énoncé : plus 34 paquets de paperasses, gazettes et Journaux ne mirilant aucune description. Tai soapçonné que dans lea paperasses l'on pourrait trouver quelque chose de relatif a la recherche demandée. Je me mis alors transporté au dépdt de la rue Marc, où le conservateur m'a conduit dans une chaml»i« où il a Tait transporter les manuscrits de la correspondance de Orîmm. Ces 84 paquets da paperasses sont dans des cartons; j'en ai ouvert plusieurs; quelques-uns renferment des copies au net de divers ouvrages, d'autres des lettres adressées i Orimm, mais dans la plos grande confusion.
Dans ce premier coup d'oeil très-rapide de quelques cartons. Je n'ai point aperçu de lettres de Diderot, mais Je suis tombé sur une ou deux où il était fortement question de Diderot. Ce que j'ai vu dans ces prétendues paperasses. Au reste, il parait par la correspos* dance de Orimm qu'il était très-lié avec 1m philosophes de ce temps-là, comme Voltaire, et était très-lié avec M»* Geoffroy (sic) et dans la plus intime amitié avec M»c de La Livc, auteur des Conversations d'Emilie, dont il y a beancoup de lettres originales et phniears autres écrits originaux. J*ai invité le conservateur à faire mettre par ordre de dates toutes lea lettres, afin qu'on puisse ensuite faire le rapprochement de celles qui viennent de la même personne et de mettre à part celles qui seraient de Diderot, ou qui le concerneraient. Le conservateur m'a promis d'y donner ses soins, et je me propose de retourner à ce dépôt pour prendre une connaissance plus ample de ce que contiennent les cartons de ces 84 paquets de paperasses.
Bn lisant le catalogue do la bibliothèque de Grimm, j'ai remarqué ce que j'avais déjà observé il y a deux à trois ans lorsque je la visitai avant qu'on en fit l'inventaire et le traoeport. Bile contient quantité de livres allemands peu connus en France, outre un assortiment de musique étrangère de toute espèce qui a été transporté au dépôt de la musique. Bn lisant le catalogue, j*ai pris note de deux ou trois manuscrits qui peuvent mériter attention.
1* Le catalogue des mes. grecs de l'Église grecque de Russie.
S* Les Œuvres d'Abauzit. On avait marqué sur le catalogue Commentaire sur PApœa" Ijfpse, mais ces mots sont rayés.
8* Quatre morceaux d'une grosse toile avec des figures hiéroglyphes.
Le conservateur m'a dit qu'il ne les avait jamais vus dans son dépôt et qu'ils auront é«é distraite pour le Comité d'instruction publique, ou ailleurs, avant d'y être déposés.
Je finirai mon premier rapport par une observation qui pourrait n'être pas inutile pour conserver à la nation la bibliothèque de Orimm, si on la réclame sous prétexte qu'on ne doit pas le regarder comme émigré à cause de sa qualité de scyet du duc de Saxe-Gotha : c'est qu'il j a trente ans qu'il était secrétaire des commandements du duc d'Orléans, comme le témoignent toutes les lettres qui lui sont adressées, et qu'il n'a point quitté depuis ce temps-U le dooûcile où sa bibliothèque se trouve encore ai^ourd'hui, d'où il jparatt qu'il n'a pas cessé d'être domicilié en France.
Poirier tint sa promesse et sur un autre bout de papier il griffonna la liste sni?ante ; les lettres et fragments qui y figurent furent sans doute remis à M"* de Vandeul, puisque la famille de Diderot « souhaitait ces restes », selon rexpression de Poirier.
Lettres de Diderot parmi les ms. de Grimm envoyés de Saxe-Gotha. Demande par Dalmassy, secrétaire général adjoint du ministère de la justice, place Yendôme, 819. 1. — 1788. Lettres de Diderot.