Plante «n latia
(1S8| Histoire de l'art, 8 vol. iii-4*, br. (ISOJ 630. Peruées de Ifarc-Aurèle.
54S. Mémtfires sur ta Vataehie, in-8«. br.
19S Les canons de Julien, grec et latin, in-8, parch.
S9 Tol. allemands (désignés seulement par leurs numéros).
Malgré rextr^me obligeance de MM. les bibliothécaires de la Chambre, noua n'aTODS pas été plas heureux là qu^ailleurs ; les divers volumes qui nous ont passé ■oas les yeux ne présentaient, à défaut d*un ex-libris ou d*une siguHture, aucune particularité qui pût les faire reconnaître. Quelques-uns ont dû subir la transformation dont nous parlions plus haut: ainsi l'exemplaire de V Histoire de fart de Wiockelnlann, signalé comme broché, a été, de môme que le recueil des chansons manuscrites, habillé d*une reliure moderne.
Nous ne savons pas davantage ce que devinrent les derniers débris de la bibliothèque de Grimm ; ils furent sans doute transbordés d*un dépôt dans un autre Jusqu'au jour où le résidu qu'avaient respecté la pluie, la poussière, les rats, les vers et les voleurs, dont ces dépôts excitèrent tant de fois la cupidité, vint se fondre dans les collections de l'Arsenal (8 mai 1811), mais là encore nulle trace de réception ; les Inventaires sont sommaires ou dérisoires, les cartes des catalogues, abandonnées pendant plus de soixante ans dans les greniers, n'ont jamais été classées et rien sur les inventaires modernes ne nous a mis sur la trace du plus mince de ces volumes.
Ce n*est là, après tout, qu'une perte assez médiocre ; ce qui est autrement regrettable , c'est la dispersion des trente-quatre « paquets de paperasses i» dont Poirier nous a montré seulement quelques feuillets. Il est f&cheux que la Bibliothèque, usant de son droit de préemption, ne les ait pas confisqués tous : voici les seules indications que nous ait fournies le dépouillement de ses inventaires anciens et nouveaux et qui portent plutôt sur les papiers de M*"* d'Épinay que sur ceux de Grimm :
F. 14116-14718. Avis i mon fils.
Id. 378. Mémoire sur le comté de Bueil •
Id. 1841-1842. Entretiens d'une mère avec sa fille.
F. n. acq. 4003. Lettres à mon fils.
Id. 4071. Mme d'Bpinay. Correspondance (et lettres diverses à Grimm).
Id. 1184. Papiers d'affaires.
Id. 1186. Correspondance de Orimm (Lettres A lui adressées).
On peut joindre à cette courte liste la mention de deux rédactions différentes des Mémoires de M™* d'Épinay :
Archives nationales. — M. 789. Lettre» de Mme de Mantbrillant. Arsenal. — 8158 (ancien 260 bit), Ht^ de Rambureg.
La s'arrête, à notre connaissance du moins, la nomenclature singulièrement imparfaite des vestiges de la bibliothèque et des « paperasses » de Grimm dans les dépôts publics. Les ventes d'autographes ne nous ont pas apporté un plus riche contingent : dans V Inventaire de la collection de M. Benjamin Fillon sont signalés (n* 147i) un fragment autographe de 6 p. pi. in4^ minute delà lettre du 15 septembre 1754 de la Correspondance, et. «ous 1» n 2250, une quittance de 72 Uv.
payées par Grimm à Diderot poar un travail littéraire. On pent également considérer comme ayant la même provenance : les originaux des lettres de Galiani à M"" d'Épinay (aujourd'hui ches M"* Herpin et chez M. Dubrunfaut), mais qui ont longtemps séjourné chez MM.Treuttel et Wurtz; les copies du Neveu de Rameau et de divers opuscules de Diderot qu*avait acquises M. Assézat ; le manuscrit de V Essai sur Ui peinture publié en 1796 et celui du Théâtre de VErmétage (Buisson, an YHy 1709. 2 vol.] imprimé, selon lapréface, sur une des copies faites par ordre de l'impératrice ; les trente-huit lettres ou billets de Voltaire à M^"* d'Épinay qui ont successivement appartenu à Renouard et à M. le baron Pichon; enfin les lettres adressées à Grimm par les danseuses de l'Opéra et parle comte de Thiard'. Mais combien nous sommes loin encore de connaître exactement ce que renfermaient les trente^uatre paquets dont la majeure partie a peut-être ser^i à fabriquer des cornets ou des tubes de cartouches !
La même incertitude et les mêmes ignorances régnent sur l'importance et le sort du mobilier de l'hôtel de Bueil. Depuis la publication, dans le tome I^ de cette édition, de la liste empruntée au registre de Jean Naigeon, toutes nos questions touchant les tableaux, dessins et estampes qui y sont mentionnés sont restées sans réponse : les archives du Louvre et les registres d'entrée de la Bibliothèque n'en renferment pas la moindre trace et les ventes qu' a dû faire en Hollande la]citoyenne Denoor, ne nous sont pas mieux connues.
Dans un État et prisée faite (sic) le 26 frimaire an Vpour la citoyenne Denoor en vertu de la lettre du citoyen ministre de Vintérieur, du 16 vendémiaire précédent, nous avons encore relevé cette mention (f* 16, n* 6] :
« La Vierge de Baugin (Grimm et de Bueil). 24 liv. »
Mais où est cette estampe de Gérard Edelinck d'après la Sainte FamiUe de Raphaël que Grimm, dans une note de VEssai sur la peinture de Diderot, se vante de posséder en belle épreuve? quel était ce dessin dont il remerciait l'auteur inconnu, dans une lettre du 15 septembre 1779 qui a passé dans des mains ignorées, après avoir figuré sur divers catalogues: « Que voulez-vous que je fasse de ce superbe dessin ? Je tue toutes mes estampes, c'est-irdire tout mon cabinet, ce qui n'est pas très-agréable à un possesseur de cabinet de le voir anéantir en un instant »? Où sont les portraits et les médaillons de Catherine II représentés chez lui par une vingtaine d'exemplaires? Où est enfin ce buste de porcelaine de Frédéric II qu'il avait rapporté de Potsdam en 1774 et que lui enviait d'Alembert, à qui il remettait en même temps, de la part du roi, un Dialogue entre la Vierge et M**** de Pompadour dont le manuscrit n'a pas non plus été retrouvé ' ?
Les archives du Conservatoire de musique ont également avivé notre curiosité sans la satisfaire : l'obligeance de MM. J.-B. Weckerlin et O. Fouque nous a mis à même de consulter un État des instruments de musique enlevés au dépôt national rue Bergère pour être transférés au Conservatoire étabU aux Menus, ainsi «ne ceux qui ont été délivrés ailleurs par ordre du Comité d'instruction publique et dm ministre (6 vendémiaire an V) et d'y noter la mention suivante :