TOME X
P. 152. L*abbé Sabatier, à qui Ton demandait ce que c*éUit qu'une femme et qui répondit par le qoatrain cité, ne peut pas être Sabatier de Castres, mais bien Sabatier de Cabre (Honoré-Auguste) qui fut conseiller au Parlement. C'est également celui-ci dont il est question tome XIV, p. 390 et tome XV, p. 78, comme ami de Beaumarcbais.
L'abbé Sabatier de Cabre, arrêté pendant la Terreur, fut relAcbé en 1794 et mourut à Paris en 1816. Il a traduit en vers la première Nuit d'Young. Sa famille était alliée à celle du marquis de Laborde.
P. 191, note 1. La lettre en vers et en prose de Voltaire à M^»« Raucourt doit être de 1773 et non de la fin de 1772, car les débuts de la Jeune actrice eurent lieu le 23 décembre et Voltaire ne put être averti qu*au bout de plusieurs jours du retard apporté h la représentation des Lois de Minos, M. G. Avenel a d'aiUeurs dassè cette lettre au mois de Janvier. Le Journal encydopédique, qui Pa, croyonsnous, imprimée le premier. Ta donnée dans son n' du 15 avril 1773.
P. 199. Le Gâteau des rois est dû à la collaboration de Moreau le Jeune et de Le Mire; voir la longue note que M. Mahérault consacre à cette planche dans l'Œuvre de Moreau le jeune (Labitte, 1880, p. 453). M. Jules Hédou, dans son travail sur Noël Le Mire (Baur, 1875, in-8), fait observer que le véritable titre anglais doit être: The ttoelfth cake et non Trœlfth.
P. 249. Le Mémoire aux artistes n'est décidément pas de Piron, mais de C.-N. Gochin : cette agréable plaisanterie se retrouve dans son Recueil de quelques pièces concernant les arts (1757, in-12) ; elle avait primitivement paru dans un n** du Mercure dont nous ignorons la date, et Piron, qui sans doute avait été frappé du raisonnement de Tanonyme, avait transcrit ces réflexions pour sa satisfaction personnelle.
P. 261. J.-G. Zimmermann est né en 1728 et non en 1788, comme une erreur typographique nous Ta fait dire,
P. 409. Le livre dont parle Meister n'est point de Gribeauval, comme ce passage assez obscur le donnerait à entendre, mais de Ch. Tronson Du Coudray, officier supérieur d*artillerie il est intitulé ; f Artillerie nouvelle ou Examen des changements faits dans VartUlerie française depuis 1765, par M***, ci-devant lieutenant du corps royal d'artillerie. Amst., Arkstée et Merkus, 1772, in-8<', XI-288 p. et 1 {%. d'errata ; autre édition, Amsterdam, 1773, in-8», VII-232 p. et i ft d'errau; c'est cette dernière que Meister annonce ici. Tronson Du Coudray avait également publié en 1770 des Observations sur un ouvrage attribué à feu M. de Vallière
intitulé Traité de U défense des places par les contremines avec des réfleikMia, La Haye, 1770, in-8*. Le Traité en question est généralement attribué au marquis de Saint-Auban. La bibliographie très compliquée de cette discussion a étédreaeée par Scheeldans ses Mémoires d^artUUrie (Copenhague, 1777, in-8'' ou Parts, 1795, in-i**); les Mémoires secrets ont donné à la datQ du 1*' anil 1774 un résumé du débat qui divisait les partisans de M. de Gribeanval et ceux de M. de Valltère.
P. 430. « Les huit pages que Grimm a consacrées aux Essais de Montaigne^ a dit Sainte-Beuve (Causeries du lundi, t. VII, p. 314), sont peut-être ce que la critique française a produit de plus Juste, de mieux pensé et de mieux dit.» Cette fois la perspicacité du maître s'est trouvée en défaut : ces pages excellentes et honorées d'un tel él(^ sont bel et bien de Meister qui, reconnaissona-le, fut rarement mieux inspiré; quand même le manuscrit n'en ferait pas foi, tout le morceau, depuis: « Quand on pense que les Essais... » jusqu'au mot de Jean-Jacques à un ami, a été reproduit sous la signature de M. M*** dans le Journal de kdure de Leuschenring (t. I, p. 05) auquel Meister (Corr. litt., XI, p. 129) reconnaît avoir eu quelque part. Jean-Jacques y est désigné sous l'initiale de M. R.