Acteur et actrice de la Comédie italienne. (J.-J. R
Et ils n'auront plus de plaisir d'habiter chez toi, car je n'y serai plus.
Et la voix se tut.
Et moi Gabriel-JoanneS'NepomucenuS'Franciscus de Pailla Waldstorch, dit Waldstoerchel^ Philosoph, et Theolog. Moral, in Coll. Mai. RR. PP. Soc, Jes. studios. , natif de Boehmischbroda, en Bohême, je pleurai sur le sort de ce peuple ; car j'ai le cœur tendre de mon naturel.
Et je voulus intercéder pour lui, parce que je suis bon, et que j'étais las d'écrire, car il y avait longtemps que j'écrivais.
Et j'eus tort : car la voix était en colère, et je reçus un soufflet, et ma tête donna contre le pilier du coin qu'on appelle le Coin du côté de la Reine jusqu'à ce jour.
Et je m'éveillai en sursaut, et je me trouvai dans mon grenier que j'appelle ma chambre, et je trouvai mes trois menuets, dont le second est en mineur.
Et je pris mon violon, et je les jouai, et ils me plurent comme auparavant, et je les rejouai, et ils me plurent davantage, et je dis : Faisons vite les autres, car il en faut deux douzaines; et je ne me sentais plus la force du génie, car la chose qii'ils appellent opéra m'était toujours présente, et je faisais beaucoup de notes et point de menuets, et je m'écriai dans l'amertume de mon cœur : Que n*ai-je achevé les deux douzaines avant la Vision!
Malgré les obstacles qui se sont réunis pour retarder la publication de cet ouvrage et nous empêcher de le rendre digne de l'approbation des lecteurs, notre devoir le plus indispensable étant de remplir nos engagements avec le public, nous avons l'honneur de lui offrir le premier volume du Journal étranger ^ à peu près au temps où nous l'avions promis dans le dernier prospectus. Nous avouons avec déplaisir qu'il ne trouvera piais à ce volume, que nous lui présentons aujourd'hui, le degré de bonté dont ce journal est susceptible, et auquel nous avons lieu de nous flatter qu'il parviendra. Si le choix eût dépendu de nous seuls, nous
aurions préféré la perfection à la diligence , ou plutôt nous aurions concilié l'une et l'autre, et nous n'avons point épargné nos efforts pour en venir à bout ; mais dans des entreprises aussi difficiles que celle-ci, il faut quelquefois se résoudre à mal débuter, pour se mettre en état de faire bien dans la suite, et beaucoup d'ouvrages utiles ne se feraient jamais si l'on s'opiniâtrait à vouloir les rendre excellents dès le commencement. Les raisons en sont sensibles dans cette occasion : car, sans parler des mauvais auspices sous lesquels le projet de celui-ci a été formé, et des disgrâces particulières qui en ont longtemps retardé la publication, on doit sentir que, dans des relations aussi étendues et aussi nombreuses que les exige une pareille entreprise, il est presque impossible de bien réussir du premier coup; et que, forcés d'établir d'abord des correspondances presque au hasard, il n'y a que le temps et l'expérience qui puissent nous apprendre à mieux choisir dans la suite .
Ce n'est donc point de ce volume qu'il est ici question : nous l'abandonnons à la juste sévérité des lecteurs; et quelque regret que nous ayons de débuter par un essai si peu digne de leur approbation, nous nous en consolons par l'espoir fondé de leur donner bientôt meilleure opinion de cet ouvrage, et le plaisir de le voir augmenter en bien de volume en volume, jusqu'à ce que, dévenu digne des suffrages du public, il ait atteint le degré de bonté où nous espérons le porter et où nous tacherons de le maintenir.
Nous supposons les premières difficultés vaincues ; nous supposons que l'indulgence des lecteurs nous ait mis à portée de ne plus avoir besoin que de leur justice; nous supposons que cet ouvrage accueilli du public ait en effet acquis le droit de lui plaire ; nous le supposons goûté en France, répandu dans toute l'Europe, honoré de l'approbation des gens de lettres de toutes les nations, offrant à leurs talents divers un théâtre propre à les faire briller aux yeux de tous leurs contemporains, jcontribuant, en un mot, à rassembler en une seule confédération toutes les républiques particulières, dans lesquelles la République des lettres, divisée jusqu'à ce jour et resserrée pour ainsi dire par les limites de chaque peuple, reconnaît des bornes que la politique n'a aucun intérêt de lui prescrire, et qu'elle ne doit recevoir que de la mesure de l'esprit humain.